Séna : Le Cemgam exige la mise en place d’un magasin d’armes

15 militaires viennent d’être affectés au Sénat Anosikely.

Après avoir retiré les militaires ayant travaillé au Sénat la semaine dernière, l’Etat-major général de l’armée malagasy a affecté 15 nouveaux militaires lundi dernier pour les remplacer.

Rien à faire. Impossible de retrouver les 5 armes à feu disparues au niveau du Sénat. C’est ce qu’a fait savoir le chef d’Etat-major général de l’armée malagasy (Cemgam), le général de division Rakotonirina Théophile Justin. Hier, le Cemgam a envoyé une lettre auprès du Sénat pour exiger la mise en place d’un magasin d’armes au palais de verre d’Anosikely, siège de cette institution. Et ce, afin d’éviter d’autres incidents de ce genre. « Les armements doivent être stockés à Anosikely et non dans un autre endroit », exige le numéro un de l’armée malagasy qui soutient que c’est inconcevable de savoir que des armes de guerre sont stockées dans un établissement à Ampefiloha et non à Anosikely. Par ailleurs, la hiérarchie militaire demande un magasin d’armes en bonne et due forme et respectant les normes de sécurité requises. « Si le Sénat rencontre des difficultés pour le construire, l’armée peut apporter son aide à la mise en place de ce magasin d’armes », propose le Général de Division Rakotonirina Théophile Justin. Une manière à lui de prouver la bonne foi de l’armée malagasy qui a effectué, la semaine dernière, un contrôle inopiné des armements au niveau de la chambre haute. 

Collaboration. Etant donné que tous les armements au sein du Sénat appartiennent à l’armée malagasy, l’Etat-major exige ainsi que ce magasin d’armes soit géré par un militaire et non par un gendarme, ni par un policier. Et ce, « afin de faciliter le contrôle », a-t-on expliqué. En effet, d’après les informations qui nous sont parvenues, deux gendarmes et un policier seraient soupçonnés d’être impliqués dans le vol des 5 armes à feu qui ont disparu au Sénat. Le Bureau permanent a déjà expliqué que les faits ont été commis entre la période de 2006 à 2011. Quoi qu’il en soit, l’Etat-major général de l’armée malagasy a sollicité la collaboration de la Direction de la sécurité de la Chambre haute en vue d’une meilleure gestion des armements. L’on attend désormais la réaction et la réponse du président Rivo Rakotovao et du Bureau permanent du Sénat face à la communication faite hier par le Cemgam. 

Contrôle des effectifs. Le Cemgam, le général de division Rakotonirina Théophile Justin a aussi évoqué la suite du contrôle des effectifs au Sénat. Lundi dernier, 15 militaires ont été affectés à Anosikely. Ces éléments vont assurer la garde et la sécurité du président du Sénat Rivo Rakotovao et du palais de verre d’Anosikely. Ils vont donc remplacer ceux qui ont reçu l’ordre de rejoindre le camp du 1er régiment de transmission et de soutien (1er RTS) de Fiadanana la semaine dernière. Quant aux anciens présidents de la Chambre haute, entre autres, Rajemison Rakotomaharo et le Général Dolin Rasolosoa, leur droit de disposer de trois gardes du corps a été respecté par l’Etat-major.

Davis R

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