Affaire bonbons de 8 milliards Ariary : La ministre Rijasoa Andriamanana remerciée


« Sont et demeurent abrogées les dispositions de l’article premier du décret n°2020-070 du 29 janvier 2020 portant nomination des membres du gouvernement, en ce qui concerne exclusivement la ministre de l’Education Nationale et de l’Enseignement Technique et Professionnelle ». Ce sont les termes de l’article premier du décret n°2020-597 pris durant le Conseil des ministres d’hier. C’est donc désormais officiel. Le président Andry Rajoelina vient de remercier ou limoger (c’est selon puisque le résultat est le même) la ministre Andriamanana Josoa Iarintsambatra Rijasoa. C’est la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Assoumacou Elia Béatrice, qui a été désignée par le Conseil des ministres pour assurer l’intérim au Ministère de l’Education nationale, en attendant la nomination d’un nouveau ministre. Rijasoa Andriamanana est donc restée un peu plus de quatre mois à la tête du MEN.

Scandale. Son passage au sein de ce département a été marqué par la distribution de Rakibolana aux élèves des EPP et lycées dans tout Madagascar, mais aussi et surtout, l’affaire de la distribution de bonbons aux élèves des classes d’examens officiels durant cette période de crise sanitaire. En effet, même si aucune communication officielle n’a été faite concernant le motif de son limogeage, les observateurs ont tout de suite compris que c’est la suite logique de ce scandale. L’affaire a éclaté la semaine dernière lorsque des informations sur le déblocage d’une somme de 8 milliards d’Ariary par le Ministère de l’Education Nationale, pour l’achat de bonbons sucettes prévus être distribués aux élèves pour accompagner la prise de Tambavy CVO dans les écoles, sont sorties par voie de presse mais aussi sur les réseaux sociaux. L’information a tout de suite été démentie par la ministre Rijasoa Andriamanana qui a reconnu que l’intention de l’achat des bonbons existait mais le projet a finalement été abandonné face à d’autres priorités. Selon ses dires, la somme indiquée n’a pas encore été débloquée. Les observateurs ont pourtant pu découvrir par la suite que certaines écoles ont déjà reçu leur part de… bonbons.

Face-à-face. Apparemment, les explications avancées par le désormais ex-ministre Rijasoa Andriamanana n’ont donc pas convaincu le président Andry Rajoelina et le Premier ministre, Ntsay Christian. D’où l’abrogation de sa nomination. Quoiqu’il en soit, cette décision ne surprend pas les observateurs. Depuis quelques jours, des rumeurs sur sa démission ont déjà inondé les réseaux sociaux. D’après les informations, Rijasoa Andriamanana n’était plus joignable sur son téléphone. Il convient aussi de noter que prévue assister au face-à-face avec les membres de la Chambre basse hier au CCI Ivato, elle a brillé par son absence. Une absence qui pourrait être considérée comme de l’abandon de poste. Faut-il rappeler qu’elle était dans le collimateur des députés par rapport à certaines dépenses effectuées au sein de son département, notamment ces fameux bonbons de 8 milliards d’Ariary. Pour l’heure, aucun dossier relatif à cette affaire n’a été déposé ni auprès du Bianco ni au niveau du Pôle Anti-Corruption. La question est désormais de savoir si Rijasoa Andriamanana va retourner à son ancien poste à l’étranger pour pouvoir profiter de ses… dollars.

Davis R

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5 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. L’homme est un féroce animal et le gouverner est un métier dangereux.Si rien n’avait été fait ,si cette femme n’avait pas été renvoyée du gouvernement,les mêmes qui critiquent cette décision aujourd’hui seraient présentement en train de crier au scandale.Il faut une certaine maturité d’esprit et certaine honnêteté intellectuelle, pour reconnaître les mérites de son ennemi

  2. Raha samy ministra teo ihany dia Ramatoa ity no hitako manana finiavana sy fahasahiana hanao izay tena hampiavaka ny ministerany ,ary matoa izy sahy manao zavtra toy izao dia misy hitany sy tsapany tao anaty fitondrana tao ,fa izany no hitantanana ny vola ,koa nahaona rehefa izy dia roahina ,fa rehefa ny sasany tsy hatao inona ? dia mba mazava ve izany ,,,?

  3. Dès qu’on a vu que c’est La vérité, le journal du pouvoir, qui a sorti cette affaire, on a compris qu’elle servait de fusible. Ces bonbons n’étaient nullement nécessaires si l’exécutif n’avait pas forcé la main des élèves pour qu’ils prennent le CVO sans l’accord des parents. Une fois démontrer que le CVO n’avait aucun effet sur le coronavirus, voici donc le temps de faire payer quelqu’un. C’est comme désormais la triste affaire de la Jirama et le limogeage du ministre, alors que les problèmes datent du coup d’état.

  4. Zany Ka vehivavy le retsy ah!!!!!!!!!!!!
    Rahoviana ny valinkafatra???????

  5. On va faire le pari qu’elle ne va être tendre avec le CVO ! Au delà de ces écarts de gestion des finances publiques le fonds du problème n’est pas à occulter car le CVO n’a pas reçu l’autorisation de mise sur la marché et le brevet pour avoir le label  » CURATIF » . Les Emiratis vont apprécier le goût qui n’est dans leur tradition culinaire …donc au secours les dattes avec !

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