Affaire « bonbons sucettes » : Les directeurs sous MD, remplacés

Un ancien directeur général du ministère de l’Education nationale s’est fait élire député de Madagascar quelques mois après avoir quitté son poste

Aussitôt limogés, aussitôt remplacés. Les postes de directeur général de l’éducation fondamentale et de l’alphabétisation et de directeur administratif et financier du ministère de l’Education nationale, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, ne sont plus vacants. Les nouveaux titulaires de ces postes stratégiques au niveau de ce département ont été nommés lors du conseil des ministres de mercredi dernier. Il s’agit de Victor James Rakotoarisoa, qui est le nouveau directeur général de l’éducation fondamentale et de l’alphabétisation ainsi que de Jimio Tsirilaza, nouveau directeur administratif et financier. Les anciens titulaires de ces postes sont impliqués dans l’affaire d’achat de « bonbons » qui a fait beaucoup de bruits ces dernières semaines. Ils ont été remerciés par le régime et actuellement mis en détention préventive en attendant le verdict du tribunal. L’affaire a aussi conduit au limogeage de Rijasoa Andriamanana au ministère de l’Education nationale, à peine six mois après sa nomination. La promotion de la bonne gouvernance ainsi que la politique « tolérance zéro » dans le cadre de la lutte contre la corruption promises par le gouvernement, ont raccourci les séjours de ces anciens hauts responsables au sein du ministère de l’Education nationale.

Toutefois, cette politique prédispose les chefs de l’Exécutif à être, désormais, plus vigilants dans le casting des prétendants aux postes à responsabilités au niveau de l’appareil d’Etat. Sous d’autres cieux, à part l’évaluation des compétences et la mesure des poids des expériences, il est aussi de rigueur d’enquêter sur le passé des postulants aux différents postes à hautes responsabilités. A ce titre, faut-il noter que l’actuel ministère de l’Education nationale accueille un haut responsable qui serait déjà mêlé dans une affaire de malversation financière remontant au début des années 90, concernant le crédit d’ajustement du secteur public ou CASEP, lequel a accordé un financement à hauteur d’environ 10 millions USD à l’époque.

Face aux dilapidations des fonds publics, le Premier ministre, lors de ses passages au parlement, a réitéré sa volonté et s’est encore montré déterminé à poursuivre les efforts déjà déployés pour promouvoir la bonne gouvernance. Une politique qui est insufflée par le chef de l’Etat lui-même, qui, face à tous les ministres, mercredi dernier, a fourni des instructions claires à chaque département pour optimiser l’utilisation des finances de l’Etat.

Rija R.

Suivez-nous aussi sur Facebook

Partager cette publication

Poster un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.