Fonds liés au covid-19 : Le Parlement veut la transparence

Les parlementaires se sont réunis durant la crise sanitaire. Ils sont convaincus qu’ils ont apporté leur part dans la lutte contre la pandémie. Ils veulent que la transparence soit de mise dans la gestion des fonds liés au covid-19.

Durant la session, la crise sanitaire s’est taillée la part de lion dans les travaux parlementaires. Les deux Chambres ont entendu les titulaires des différents départements qui ont œuvré dans la lutte contre le coronavirus pour prendre connaissance, contrôler et suivre, les actions de l’exécutif dans cette mission aussi sensible que délicate. Cet élan, le Parlement veut le garder. Les députés vont œuvrer pour que la transparence soit de mise sur la gestion et l’affectation des aides financières reçues dans le cadre du covid-19.  La présidente de l’Assemblée nationale, Christine Razanamahasoa, l’a affirmé hier, durant son discours à l’occasion de la clôture officielle de la première session ordinaire du Parlement pour cette année. Rivo Rakotovao, président du Sénat, a réitéré, à plusieurs reprises, cet objectif de transparence dans la gestion des fonds liés au covid-19. Les organisations de la société civile, elles, l’ont crié à tout bout de champ depuis le début de la crise sanitaire.

40 absents. Le rideau est tombé, hier, pour la première session ordinaire du Parlement pour cette année. La participation des parlementaires aux différents travaux durant ces derniers soixante jours diffère d’une Chambre à l’autre. A la Chambre basse, les chiffres impressionnent. 70% des députés ont participé activement aux différents travaux parlementaires durant cette session ordinaire. Malgré les restrictions liées à la crise sanitaire, et ce depuis mars dernier, beaucoup d’élus ont rejoint la capitale, d’autres ont fait le va-et-vient de chez leur circonscription pour être présents aux différentes réunions parlementaires, tout en bravant les menaces de contamination. Au niveau de l’Assemblée nationale, le sentiment de devoir accompli gagne du terrain aux termes des soixante jours de session, suivant les dispositions constitutionnelles. Et pour consolider cet effort, un code d’éthique et déontologie est cogitée par les députés. Au niveau du Sénat, la réalité est loin d’être reluisante en matière de participation aux travaux. Lors du vote de la Loi de finances rectificative, seuls 23 sénateurs étaient présents à l’adoption. 40 autres sont absents. Le président de cette Chambre, hier, a mis sous le boisseau ce taux d’absentéisme des sénateurs. Les sénateurs semblent être peu enthousiastes à se présenter aux réunions parlementaires.

PAC. 10 projets de loi et deux autres propositions de loi ont été adoptées  par l’Assemblée nationale si, en revanche, cinq de ces projets de loi ont été adoptés par le Sénat, notamment la loi sur les assurances, l’agriculture biologique, le code de la communication médiatisée, la loi bancaire ainsi que la loi de finances rectificative 2020. Une seule proposition de loi sur le code de nationalité malgache a été entérinée par la Chambre haute. D’autres projets de textes, tels que la proposition de loi portant réforme du Pôle anti-corruption qui vient d’être adoptée jeudi dernier par les députés, ou le projet de loi sur l’opposition, sont ajournés par le Sénat. Leur adoption à l’occasion de cette session ordinaire est jugée « non prioritaire » par la Chambre haute. « Il faut du temps pour débattre sur ces textes avant leur adoption » a annoncé, hier, Rivo Rakotovao durant son discours de clôture de la session à Anosikely.

Rija R.

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