Imbiki Anaclet : Stratégie contre la corruption dans le secteur de la justice

Le Haut conseiller pour la Défense de la Démocratie Imbiki Anaclet.

Le Haut conseiller pour la Défense de la Démocratie Anaclet Imbiki a envoyé une lettre au Président de la République portant sur une proposition de stratégie de lutte contre la corruption dans le secteur de la justice, en prévision de la relance économique pour l’après « Covid-19 ». Selon ce haut conseiller, « il faut avoir l’honnêteté d’affirmer que la plupart des autorités judiciaires qui se sont succédé ont réellement initié des mesures de lutte contre la corruption. Mais il importe également d’avoir le courage de reconnaître que les résultats escomptés sont loin, voire très loin d’être atteints ».

Interdiction. Et d’enchaîner «qu’il n’est pas superflu de préciser que l’une des causes de l’échec de la lutte contre la corruption judiciaire réside dans l’absence de volonté politique. Je n’en cite comme preuve irréfutable que le défaut de l’application de la circulaire du ministre de la Justice n°109-MJ/CAB du 2 octobre 1997 relative à l’interdiction faite aux magistrats de recevoir des justiciables à leur bureau ou à leur domicile en dehors des procédures contradictoires. Qui osera contester de bonne foi que la réception par un magistrat en charge d’un dossier, d’une partie à un procès à son bureau, à plus forte raison à son domicile, favorise la corruption ? En tout cas, l’autre partie qui est au courant d’une telle rencontre en dehors d’une procédure contradictoire ne fera jamais confiance au magistrat qu’il soupçonne, à juste titre, de commettre une corruption. Pire, elle va entreprendre la même démarche pour corrompre le magistrat. En tout état de cause, nul n’est besoin d’être expert en éthique et déontologie pour comprendre qu’une telle réception d’une partie au procès est à proscrire ». Il s’est ainsi référé au dicton « aux grands maux les grands remèdes »,  et d’ajouter que « des réformes profondes doivent être mises en chantier et des mesures audacieuses prises, mais dans le respect des principes fondamentaux judiciaires, si on souhaite réellement des résultats probants dans un délai raisonnable ».

Recueillis par Dominique R.

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2 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. Misaotra Andriamatoa Minisitra (teo aloha). Niaran’izany ny tenako sy ny orin’asa niasako. Ary dia tsy hadinoko ny fomba nataonao ka tsy nafahan’ireo fahavalom-pirenena nanao ny asa ratsiny.

  2. Une justice fiable est un des trois piliers de l’ Etat de droit
    Vous avez affirme que toutes les autorites judiciaires qui se sont succede ont initie des mesures de lutte contre la corruption mais sans grand resultat
    Vous evoquez le manque de volonte politique comme une des principales causes de ces echecs repetitifs
    Pour la ligne de conviction federaliste , il conviendrait de remettre en cause l’independance de notre systeme judiciaire lequel est imputable sus generis au Centralisme ,systeme d’organisation et d exercice des pouvoirs herite du colonialisme

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