Un faux débat : Prolongation du mandat présidentiel.

Andry Rajoelina n’envisage pas une prolongation de son mandat. (Photo d’archives)

L’investiture du président Andry Rajoelina a eu lieu le 19 janvier 2019. Cela fait donc un peu moins de deux ans, un an et huit mois pour être précis, que le numéro Un de la Maison Orange est au pouvoir.

Cela veut dire qu’il n’a pas encore effectué la moitié de son premier quinquennat. D’autant plus que si l’on se réfère à la Constitution, le président Andry Rajoelina peut encore briguer un second mandat après ce premier mandat. Si on fait le calcul, il peut encore rester pendant 8 ans et demi au pouvoir s’il le souhaite, bien évidemment, si le peuple Malagasy accepte de renouveler sa confiance envers lui lors de la prochaine élection présidentielle. A cet effet, parler de projet de prolongation de mandat maintenant paraît aberrant après seulement deux ans d’exercice de pouvoir, tout en sachant pertinemment que l’actuel homme fort du pays peut encore briguer un deuxième mandat. Il s’agit d’un faux débat. Le président Andry Rajoelina l’a d’ailleurs évoqué lors de son émission spéciale de dimanche dernier. Il a affirmé qu’il n’envisage en aucun cas de prolonger son mandat. Et de préciser que sa priorité du moment ce sont les actions au développement et le social de la population.

Rapport de force. L’histoire confirme qu’un référendum constitutionnel en vue de prolonger un mandat se fait lors du deuxième et dernier mandat et non après seulement deux ans de pouvoir, à moins que le président Andry Rajoelina ne soit conscient d’une réélection impossible à l’issue de ce premier quinquennat. Ce qui paraît inconcevable vu le rapport de force actuel sur l’échiquier politique. En effet, pour le moment, l’on constate une opposition qui fonctionne au point mort et en manque de crédibilité. Ses leaders semblent à court d’arguments et de stratégies pour faire face au régime. Mises à part les réunions à huis clos et les déclarations à la presse axées généralement sur la réclamation d’intérêts personnels et de partage de  » seza « , ils sont incapables d’avancer une action ou des solutions concrètes relatives à la vie socioéconomique de la population. Pour renverser le rapport de force actuel, le RMDM et les autres groupements de l’opposition devraient mettre de côté les stratégies basées sur des attaques personnelles mais de prioriser plutôt les intérêts supérieurs de la Nation.

Davis R

Suivez-nous aussi sur Facebook

Partager cette publication

4 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. IKOTOFETSY SY IMAHAKA. VAZAHA MODY MIADY! ISIKA MANEHO HEVITRA FOANA NA IZANY AZA! NY NAMANA ANIO FAHAVALO RAHAMPITSO(MAPAR/HVM) ARY NY FAHAVALO ANIO NAMANA RAHAMPITSO(HVM/TIM)! 2001#2020

  2. Bravoo C…

  3. rassurez-vous….si le peuple se divise pour deux coquelets, les deux coquelets mangent dans la même mangeoire….et ce sont les deux parties qui paient les graines

  4. L’Etat devrait tendre la main a l’opposition car 38% du vahoaka a soutenu l’opposition aussi ma proposition est justifiee,ains il i y aura moins de conflit,de mecontentement ni d’instabilité, tout le monde participe au développement du pays.l ‘interet du vahoaka doit etre prioritaire.Ce n’est juste qu’une suggestion.

Poster un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.