Transparency International : Débat sur les lanceurs d’alertes

Transparency International – Initiative Madagascar (TI-MG) organise ce jour un débat (en ligne) sur les lanceurs d’alertes.

Il lance ainsi un appel aux autorités compétentes, et en particulier au BIANCO et au SAMIFIN, d’enquêter sur ces révélations afin de confirmer ou d’infirmer leur véracité.

Dans le cadre de la Journée Internationale de la Démocratie 2020, Transparency International – Initiative Madagascar (TI-MG) organise ce jour à 10h, un débat (en ligne) sur les lanceurs d’alertes. Les intervenants sont composés notamment de Lova Rabary-Rakotondravony, Journaliste, Herilaza Imbiki, SG Ministère de la Justice, Mbolatiana Raveloarimisa, Activiste, Fetraniaina Mamimbahoaka, DRM Ministère de la Communication et de la Culture et Christian Tomarielson, Syndicaliste. Avec comme modérateur Ketakandriana Rafitoson, Directeur Exécutif de TI-MG.

Journalistes d’investigation. Faut-il rappeler que L’organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), un groupement international de journalistes d’investigation partenaire de Transparency International dans le cadre de l’initiative Global Anti-Corruption Consortium (GACC), a publié hier 09 septembre 2020, sur son site internet un article en anglais intitulé « Belgian Passport-Maker Paid Bribes to Win Madagascar Contract ». Cet article révèle de façon très détaillée et documentée, la façon dont une société dénommée SEMLEX, a obtenu en 2006 le contrat public de fournitures de passeports biométriques pour le compte de l’Etat malagasy. Ce contrat a été renouvelé en 2013 pour une nouvelle période de 10 ans.

Révélations. A cet effet, Transparency International lance ainsi un appel aux autorités compétentes, et en particulier au BIANCO et au SAMIFIN, d’enquêter sur ces révélations afin de confirmer ou d’infirmer leur véracité. Il en est également de la Haute Cour de Justice, de juger conformément à ses prérogatives constitutionnelles, les affaires de corruption impliquant de hautes personnalités politiques, en toute impartialité et avec célérité, ainsi qu’au Ministère de la Sécurité Publique, d’expliquer les raisons de l’attribution en 2006 du contrat de fourniture de passeports biométriques à la société SEMLEX, et les conditions du renouvellement dudit contrat en 2013, dont le contenu intégral doit sans attendre être rendu public.

Et de continuer « à l’inverse, toute tentative de remettre en cause l’indépendance des PAC et des autres organes publics de lutte contre la corruption, menacerait grandement la capacité du système anti-corruption malagasy à faire face au type de malversations révélées par ce récent article de l’OCCRP, en particulier lorsque de hautes personnalités de l’Etat sont impliquées ».

Recueillis par Domlinique R.

Suivez-nous aussi sur Facebook

Partager cette publication

Poster un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.