Conseil Economique, Social, Culturel et Environnemental : « Un espace où la société civile sera mieux écoutée »

Dans le cadre de la semaine de la démocratie qui a débuté le 15 septembre dernier, un débat en ligne via Zoom et Facebook a été tenu par l’organisation de la société civile (OSC) MSIS Tatao. Ce débat portait sur le thème: “la mise en place du CESCE et ses impacts pour le développement durable”, avec comme modérateur Iliassa Rabiata, journaliste et non moins responsable media au niveau de MSIS-Tatao. Les panélistes qui ont été invités à ce débat sont notamment Marco Tsaradia, jeune député élu à Ampanihy, Stella Harison du réseau des jeunes citoyens – MSIS Tatao, Ndranto Razakamanarina, président de l’Alliance Voahary Gasy et Rivo Rakotondrasanjy, entrepreneur dans le secteur privé, président de l’Alliance pour l’industrialisation durable de Madagascar.

Le CESCE est une institution prévue par la Constitution en vigueur.

Il donne son avis sur les projets de loi, d’ordonnance, ou de décret ainsi que sur les propositions de loi qui lui sont soumis. Il peut entreprendre, de sa propre initiative, toutes études ou enquêtes se rapportant aux questions économique, sociale et culturelle. Ses rapports sont transmis au président de la République.

Portée politique. C’est un organe de nature consultative qui nécessite l’intervention en permanence d’experts dans les domaines économique, social et culturel. Aujourd’hui, il est inévitable d’ajouter le volet environnement. Ces experts expriment leur avis ou objectif, qui est impartial sur toute question incluant les politiques nationales et en rendent compte au président de la République. Le CESCE sera composé de membres issus du secteur privé et de la société civile en principe. Ce sont les compétences, les expériences et les expertises qui sont requises. Par conséquent, il n’y a pas de portée politique, c’est-à-dire d’enjeu de pouvoir dans le CESCE. La question de l’indépendance ne se pose pas en principe. Il est là pour aider les dirigeants en étant un outil d’aide à la décision. Il n’est pas là pour faire figure d’opposition. Toujours est-il que les experts y amèneront leur savoir-faire objectif et leurs connaissances de terrain. Il inclurait par exemple des ex-ministres ou même présidents de la République comme l’on voit dans d’autres pays, qui, libérés de leurs services pour la nation, offrent leur point de vue tiré de leurs expériences.

Concertation. Par ailleurs, les participants à ce débat estiment que Madagascar a besoin de combler un vide sur le plan de l’expertise pour accompagner le développement et que la concertation se développerait pour donner l’image d’une démocratie participative (MSIS Tatao). Pour le président de l’AVG, « le CESCE contribuera à une sorte de continuité de l’Etat et de mémoire institutionnelle, car si les régimes politiques passent et engendrent l’instabilité que l’on connaît souvent, les entités qui les composent demeurent. Le travail ne sera pas ébranlé ». Selon d’autres panélistes, « la société civile trouverait là un espace où elle sera mieux écoutée ».

En guise de conclusion, Andriamoraniaina Harijaona, Directeur exécutif de MSIS Tatao, OSC organisatrice du débat, de déclarer que « nous sommes tous convaincus que le CESCE peut être un espace qui va favoriser la concertation sur le court terme c’est-à-dire dans ce contexte de pandémie. Pour le moyen et long terme, nous espérons que l’esprit de concertation s’instaurera désormais de manière durable à Madagascar, pour toutes les questions économiques, sociales, culturelles et environnementales ».

Recueillis par Dominique R.

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