Indemnisation et réparation : Les victimes des crises 2002 – 2009 font du lobbying

Des représentants des victimes des crises politiques reçus, hier, par le président du Sénat, Rivo Rakotovao.

Les victimes des crises politiques de 2002 et 2009 poursuivent leur démarche pour espérer avoir gain de cause dans leurs demandes de réparation et d’indemnisation de la part de l’Etat. Ces dernières frappent à la porte des deux Chambres pour obtenir le soutien des parlementaires dans la défense de leur cause. Hier, les représentants des personnalités politiques et anciens militaires victimes durant ces deux crises de la troisième République se sont entretenus avec les locataires du Sénat. « Nous voulons que le parlement nous soutienne et interpelle l’Exécutif, a affirmé Behavana, officier supérieur de l’armée à la retraite, et président de la fédération des ex-détenus politiques de Madagascar.

Décret. « L’enjeu repose sur la publication du décret d’application de la loi sur la réconciliation nationale », poursuit ce dernier. Cet acte de l’Exécutif est une étape importante pour débloquer la situation de ces victimes à propos de l’indemnisation et de la réparation qu’elles voudraient avoir de l’Etat. Mais elles ne se découragent pas et affichent, visiblement, une détermination pour pousser l’Exécutif à trancher sur ce sujet très délicat. Le Sénat, lui, a déjà tendu sa main à ces dernières pour les épauler dans leur démarche. « Nous avons eu des réponses positives de la part des sénateurs », s’est réjoui le président de la fédération des ex-détenus politiques de Madagascar.

Interpellation. La question d’indemnisation et de réparation des victimes des crises politiques survenues durant la troisième République revient toujours à l’avènement de chaque nouveau régime. Mais, depuis l’ère de Marc Ravalomanana, l’Etat n’a jamais accordé la moindre attention particulière à ce sujet. Le régime de l’ex-président a toujours fait la sourde oreille face au cri des victimes de la crise de 2002 à l’issue de laquelle l’ex-patron de Tiko devient président de la République. Ses partisans, par la suite, après 2009, demandent également réparation et indemnisation après la période transitoire, mais les gouvernements successifs sous Rajaonarimampianina ont laissé sans réponse les différentes interpellations des victimes des évènements de 2009. Le régime HVM s’est contenté d’ériger un conseil du « fampihavanana malagasy » après l’adoption de la loi 2016 – 037 relative à la réconciliation nationale mais n’a jamais démarré un véritable processus. A cet effet, le régime Rajaonarimampianina a toujours évité d’aborder le sujet relatif à l’indemnisation et à la réparation des victimes de la crise.

Rija R.

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Un Commentaire - Ecrire un commentaire

  1. C’ est là qu’on sent la manipulatiiin des politiciens véreux à l’instar de Ratsiraka (2002) et de Ravalomanana (2009):  » (lainga bavata)I il faut à tout prix des martyrs et des combattants morts pour le gain d’une cause!  »
    A l’image de ces combattants et martyrs morts à Bataclan, à l’épicerie Karcher, au 13 Mai en 1972, aux pilotes-martyrs kamikaze des tours jumelles Manhattan, aux avions kamikazes japonais, à ces peuples envoyés comme cobayes à Iavoloha en 1991, à ces jeunes de 14-15 ans morts pour Hitler lors de l’assaut final de l’Armée Rouge à Berlin en 1945…j’en trouverais maintes exemples de ces combattants-martyrs…..la dernière en date et citée par Monja Roindefo sont ces militants morts à Ambohitsorohitra en 2009.
    Il faut réviser notre façon de faire la Politique : « Utiliser la vie des innocents-manipulés pour accéder au pouvoir »

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