Création de la 23e région : Un projet mort-né ?

Le projet de loi sur la création de la nouvelle région aura-t-il encore une chance d’être adopté par le parlement ?

Le projet de loi de création de la nouvelle région n’a pas été adopté lors du dernier conseil des ministres. Le découpage fait toujours polémique et la situation à Vatovavy Fitovinany fait traîner les choses.

Les perspectives de création de la nouvelle région sont-elles en train de s’amenuiser ? La situation locale, dans la région Vatovavy Fitovinany, semble mettre du plomb dans l’aile de la démarche administrative qui devrait boucler la question. Lors de son passage à Manakara, il y a deux semaines, le président de la République a annoncé que « nous allons adopter au prochain Conseil des Ministres le projet de loi sur le découpage administratif de la Région Vatovavy Fitovinany en vue de la création d’une 23e Région ». Ce n’est cependant pas encore le cas. Lors de conseil des ministres, jeudi dernier, l’adoption du projet de loi sur la création de la nouvelle région n’est aucunement mentionnée dans le compte-rendu distribué à la presse. Cette étape est pourtant nécessaire avant que le texte ne passe en adoption au niveau des deux chambres.

Légitime. La situation au niveau des deux régions fait trainer la décision en haut lieu. De son côté, le président de la République qui a conduit une large consultation à Manakara afin aborder ce sujet de création d’une nouvelle région, a adoubé la voie de la majorité des notables de tous les districts de la région Vatovavy Fitovinany. Voie selon laquelle la « séparation prévoit d’accorder respectivement aux régions Vatovavy et Fitovinany, trois districts chacune et propose que le District d’Ikongo forme la Région Fitovinany avec Manakara et Vohipeno tandis que la Région Vatovavy sera composée par Ifanadiana, Nosy Varika et Mananjary ». La démarche a été adoptée pour éviter l’arbitraire concernant le découpage, et a été privilégiée une délimitation plus légitime et mieux adaptée aux réalités locales. D’ailleurs, il « vise à apporter les projets de développement équitables, pour qu’aucun district ne soit lésé au niveau des appuis techniques et financiers » a déclaré le Chef de l’Etat.

Polémique. Mais cette nouvelle configuration de la région est contestée par certains à Ikongo. Le député Brunelle Razafitsiandraofa, élu à Ikongo, milite pour le rattachement de son district dans la circonscription de Vatovavy dans le cas où une nouvelle région sera effectivement créée. Une initiative qui s’oppose donc à la ligne défendue par l’exécutif. Mais le vice-président de l’Assemblée nationale, issu de la majorité présidentielle ne change pas d’un iota sa position sur la question. Sur ce sujet, ce député IRD choisit de se désolidariser de sa propre famille politique. Dernièrement, il a sensibilisé l’opinion publique locale, et a fait le tour de certains médias de la capitale pour défendre son opinion. Dimanche dernier, une manifestation a eu lieu à Ikongo pour manifester en faveur de ce rattachement à Vatovavy. Sous l’impulsion du député Brunelle Razafintsiandraofa, le découpage devient donc un sujet à polémique dans la région. Une situation qui peut affecter la décision de l’exécutif sur la création de la nouvelle région tant attendue par les autres districts de Vatovavy Fitovinany.

Rija R.

Suivez-nous aussi sur Facebook

Partager cette publication

2 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. vive la loi brunelle!

  2. Le Magistrat suprême est déjà descendu sur place en vue d’une large consultation locale, d’après les informations publiées dans les médias et réseaux sociaux, la mission du Président de la République a donc apporté ses fruits étant donné qu’en premier lieu sa promesse présidentielle est tenu concernant la création d’une région, en séparant Vatovavy Fitovinany en deux régions respectives. Au cours de la consultation, tout le monde était unanime à ce que chaque région comprend 3 districts. Pour l’État central l’insertion du district d’Ikongo dans la région Fitovinany entre dans le système administration de proximité qui est le socle du développement local et cela correspond parfaitement au découpage administratif que les techniciens et experts du Ministère de l’intérieur propose. Intérêt administratif et considération des traditions ancestrales peuvent cohabiter dans la mesure ou l’un vise le développement équilibré régional et l’autre la conservation des coutumes et traditions locales. Alors pourquoi s’opposer? laissons l’administration se rapprocher de la population et continuons de vivre avec les coutumes et traditions de nos ancêtres qui se sont transmises de génération en génération malgré les difficultés qui se sont succédé.

Poster un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.