Bianco : L’affaire « écran plat » transmise aux juridictions compétentes

Le directeur général du Bianco, Laza Andrianirina, plaide en faveur de l’effectivité de la dotation budgétaire au bénéfice des structures anti-corruption.

Les juridictions compétentes sont déjà saisies de l’affaire « écran plat » selon le bureau indépendant anti-corruption.

Le bureau indépendant anti-corruption a affirmé « avoir déjà bouclé » le dossier relatif à l’affaire « écran plat » dans laquelle est cité le nom du ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, Tianarivelo Razafimahefa. Le dossier est déjà « au niveau des juridictions compétentes », a affirmé, hier, le directeur général du bureau indépendant anti-corruption, Laza Andrianirina, en marge de la présentation du rapport annuel de cette entité à Ambohibao. Cette affaire concerne, en fait, une passation de marchés de matériels informatiques et d’appareils électroniques dans le cadre de la lutte contre la propagation du Covid-19 menée par le centre de commandement opérationnel dont la présidence revient au ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation.

Sérénité. Des plaintes ont été déposées auprès du bureau indépendant anti-corruption concernant ce dossier qui a défrayé la chronique durant les moments forts de la crise sanitaire au pays. Parmi elles, on cite celle qui a été déposée récemment par le parti « Antoko politika madio ». Tianarivelo Razafimahefa, de son côté, a déjà soutenu à la presse que « les règles de procédure relatives à la passation de marchés ont été respectées dans le cadre de ce dossier ». Ce dernier affiche donc une sérénité dans cette affaire qui a fait beaucoup de bruits. Et si certains ont espéré son départ du gouvernement après l’éclatement de cette affaire, les deux chefs de l’exécutif ont, au contraire, renouvelé leur confiance au ministre de l’Intérieur et de la décentralisation.

Flambée. Hier, le bureau indépendant anti-corruption a présenté son rapport annuel de l’année 2019 à son siège à Ambohibao. Un rapport qui a notamment fait apparaître une flambée des doléances en matière de faits de corruption pour l’année dernière. Selon la présentation du Bianco, le nombre des doléances reçues au niveau de cette entité a grimpé ainsi en 2019. Il a plus que doublé, et atteint 6 033, par rapport à l’année 2018. “Ce chiffre a été le plus haut durant les dix dernières années”, note également le rapport présenté par le bureau indépendant anti-corruption. Pourtant, seuls 1 689 dossiers parmi ces doléances reçues l’année dernière sont investigables, dont 405 dossiers ont été transmis aux juridictions compétentes. 639 personnes ont été arrêtées dans le cadre du traitement de ces dossiers, parmi lesquelles 155 ont été placées en détention préventive, tandis que 405 ont bénéficié d’une liberté provisoire.

Dominique R.

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2 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. les loups ne se mangent pas entre eux! Pauvre agneau! Ce n’est pas du genre « bonbons codiv »! Nous ne sommes plus en avril mais nous vivons à tout istant son « premier »!

  2. Nanao ny asany ny bianco !!!!!,sinema efa nandeha daholo izany tompoko o,momba ny ecran plat ,inona no azo hantenaina ????? hafa tsy ny voaray fa tsy mitombana ny fitoriana na tsy manana compétence hitsara io izahay .Aok’izay fa mankareni tsofina fotsiny .

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