Chronique de Mickey

JFK ce grand malade

A mesure que le temps passe, la légende du jeune, beau et charismatique du  35ème président    des Etats Unis comporte des nuances.  Le  57ème anniversaire de son assassinat  est une  occasion de revoir le  bilan  « d’un président de rêve » dont l’image laissée est encore présente chez  des nombreuses personnes. Le personnage de jeune premier d’abord, il est vrai qu’il est arrivé au pouvoir à 43 ans, ce qui relativement tôt  pour sa génération. Le solide gaillard, héros de la seconde guerre mondiale véhiculé par les médias dont il a su faire usage, il serait en fait de santé très fragile et souffrait d’un mal de dos chronique. « Mal de dos  »est en fait un euphémisme puisqu’il avait en fait la maladie d’Addison (La maladie d’Addison est la conséquence d’un déficit de la corticosurrénale généralement d’évolution progressive. Elle se traduit par une hypotension et une hyperpigmentation et peut se compliquer d’insuffisance surrénalienne aiguë avec collapsus cardiovasculaire) selon une revue médicale. Voici d’ailleurs un large extrait. «Les douleurs que ressentait le président Kennedy et la quantité de médicaments qu’il devait ingérer vont bien au-delà des descriptions que ses biographes en dressaient jusqu’à présent», écrit The New York Times, daté du 17 novembre, en citant un historien qui a eu accès au dossier médical. Le quotidien américain dresse notamment un parallèle avec le cas de Franklin D. Roosevelt, qui avait terminé sa vie paralysé, sans faillir à ses fonctions durant ses présidences successives, de 1933 à 1945.Certains des problèmes de santé de JFK étaient connus durant sa présidence. Mais son dossier médical révèle qu’il était aussi un grand consommateur de calmants, antalgiques, somnifères, excitants et traitements hormonaux. Selon l’historien Robert Dallek, cité par le quotidien, le président Kennedy prenait parfois jusqu’à huit médicaments par jour. Ses douleurs, liées à trois vertèbres fracturées, conséquence de l’ostéoporose (peut-être provoquée par certains médicaments pris à la fin des années 1930), étaient telles qu’il était incapable d’enfiler seul une chaussette ou une chaussure au pied gauche, révèle l’historien. Par ailleurs, JFK souffrait de la maladie d’Addison. M. Dallek, qui rédige une biographie de Kennedy à paraître en 2003, a pu consulter pendant deux jours le dossier médical du président, assisté d’un médecin. Il a eu accès à des documents incluant dix caisses de radios et huit années d’ordonnances du président. Malgré la lourdeur de son traitement, le président ne semblait pas trop diminué dans ses capacités. Il se plaignait parfois de se sentir assommé par les médicaments mais la transcription de certaines conversations, notamment pendant la crise des missiles de 1962 à Cuba, montre que Kennedy avait une vision claire et qu’il était aux commandes, estime l’historien.A cette époque, le traitement du président comprenait des antispasmodiques pour lutter contre une diarrhée, des antibiotiques pour une infection urinaire, et des doses élevées de cortisone et de testostérone. Ses taux de cholestérol se situaient environ au double de la normale. JFK a été hospitalisé à neuf reprises pour des problèmes de dos et des troubles intestinaux à New York et à Boston entre 1955 et 1957. Il avait par ailleurs fréquemment recours à des injections intra-rachidiennes de procaïne, notamment avant de donner des conférences de presse. »

Bien de choses encore à dire sur ce mal dont il souffrait. Mais on peut dire aussi, qu’il portait un corset l’obligeant à une position assise le 22 Novembre 1963, ce qui lui a valu de ne pouvoir se baisser, Il aurait pu peut-être esquiver les balles de Lee Oswald.

M.Ranarivao

 

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  1. « Il se plaignait parfois de se sentir assommé par les médicaments ». JFK avait raison car « un déficit de la corticosurrénale,…. se traduisant par une hypotension » se guérit par un massage par « REFLEXOLOGIE PLANTAIRE DIRECT » et non par Ingurgitation de médicaments chimiques.
    « JFK ce grand malade », dites vous. Mais Il n’était pas le seul dans ce cas. Mais cela ne diminuait en rien leur statut de « Grand homme ». Le pire c’est que beaucoup sont des grands malades qui ne se connaissent pas.
    Ce « Chronique de Mickey » d’aujourd’hui m’a un peu frustré car pour moi vous êtes le meilleurs M.Ranarivao; si je n’ai pas assez de temps pour lire le journal en entier, je ne manque pas de vous lire. Mille merci.

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