Commission de mise en accusation devant la HCJ : 8 autres anciens ministres dans le collimateur

Le président de la Commission de mise en accusation devant la HCJ, Tsabotokay Honoré.

Un renvoi sine die. Prévue se dérouler hier, la présentation du rapport d’activités des membres de la Commission de mise en accusation devant la Haute Cour de Justice (HCJ) à l’Assemblée nationale n’a finalement pas eu lieu.

Les députés ont décidé un report de dernière minute. En effet, le président de ladite Commission, le député de Vohipeno Tsabotokay Honoré, a annoncé l’ajournement du programme, environ 15 minutes seulement après le début de la séance plénière. Pour justifier ce deuxième report, car il convient de noter qu’un premier ajournement a déjà eu lieu la semaine dernière, Tsabotokay Honoré a annoncé que la Commission n’a pas encore terminé complètement l’étude des dossiers reçus à Tsimbazaza concernant quatre anciens ministres. « Il vaut mieux libérer un coupable plutôt que de condamner un innocent », a-t-il soutenu. A entendre ses explications, les conditions ne sont pas encore réunies pour que les députés prennent une décision concernant la mise en accusation de ces anciens hauts responsables, devant la Haute Cour de Justice. Selon ses dires, aucun des ministres concernés par ces premiers dossiers ne s’est présenté à Tsimbazaza pour plaider leur cause pendant les travaux en commission. Il s’agit de l’ex-ministre de la Population Onitiana Realy, l’ancien ministre de l’Aménagement du territoire du temps de la Transition Reboza Julien et l’ancien ministre de l’Environnement sous le régime Hery Vaovao hoan’i Madagasikara, Anthelme Ramparany. Certains d’entre eux auraient en revanche été représentés par leur avocat. Quant à lui, l’ex-ministre de la Santé, le Professeur Mamy Lalatiana Andriamanarivo aurait envoyé un certificat médical attestant qu’il aurait été testé positif au coronavirus. A noter qu’Onitiana Realy et Anthelme Ramparany se trouvent à l’extérieur malgré l’existence d’une Interdiction de Sortie du Territoire (IST) prise à leur encontre par les autorités compétentes.

Investigations. En tout cas, la Commission de mise en accusation devant la Haute Cour de Justice entend encore approfondir ses investigations. Par ailleurs, des témoins doivent encore être entendus pour éviter que les dossiers soient bâclés. Le président de la Commission de mise en accusation devant la Haute Cour de Justice a toutefois laissé entendre hier que la présentation du rapport d’activités de la commission en séance plénière, et la prise de décision des députés auront lieu avant la fin de la session ordinaire actuellement en cours. En marge de cette séance plénière à l’Assemblée nationale, le député Tsabotokay Honoré a aussi annoncé que 8 autres anciens ministres sont aussi dans le collimateur de la Justice actuellement. Ils seraient, eux aussi, soupçonnés d’être impliqués dans des affaires de détournement et de malversations. Pour l’heure, aucune information sur l’identité de ces anciens hauts responsables n’a été divulguée. L’on sait toutefois que le président de la Commission de mise en accusation à la Chambre basse n’aurait pas évoqué cette information si le Bureau Indépendant Anti-Corruption (Bianco) et/ou du Pôle Anti-Corruption (PAC) n’a pas encore finalisé les investigations y afférentes.

Davis R

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