JFK, ce grand malade (suite)

John Fitzgerald Kennedy, mort assassiné à 43 ans, après mille jours de présidence à la Maison Blanche devrait figurer dans la liste de ces « Grands malades qui nous gouvernent ». Son bilan de santé n’est pas des reluisants, et ce depuis sa jeunesse. Lyndon Johnson, son adversaire à l’investiture du parti démocrate devenu par la suite son colistier, demandait d’ailleurs qu’il en fasse état publiquement en 1960. Déjà, ses études à l’Université d’Harvard ont dû être interrompues à cause d’une jaunisse, puis sa santé ne l’a pas permis d’intégrer une école d’élève-officiers et qu’on aurait dû impliquer les relations de son père pour suivre des cours accélérés d’une autre école militaire pour pouvoir servir comme officier (enseigne) dans la marine américaine. Et même bien avant, le jeune « Jack » n’a pas été gâté par la nature, jugez-en plutôt, à 3 ans il a été hospitalisé pour une scarlatine, une infection bactérienne qui a bien failli l’emporter ; à 14 ans, on lui diagnostique une « colite », un syndrome du côlon irritable dont les troubles gastro-intestinaux vont persister tout au long de sa vie.

Puis le plus grave encore est son fameux « mal du dos », dont la genèse serait une mauvaise chute lors d’un match de football à l’université, aggravé par une blessure de guerre pour être enfin déclaré par les médecins comme la maladie d’Addison. La suite fut jusqu’à la tragédie du 22 novembre 1963 une suite d’opérations chirurgicales plus ou moins réussies, de médications douteuses (de la marijuana et de la cocaïne ??). En tout cas des douleurs insurmontables que le jeune président voilait pour les besoins de sa fonction. Comme indicateur de la gravité de son mal, il faut noter que de son vivant, comme catholique, il a reçu par deux fois l’extrême onction, le dernier sacrement de l’Eglise.

Enfin, comme si le mal physique ne suffisait pas, JFK a dans sa vie, malgré les sourires « glamour » qu’affichaient sa famille, a aussi dû faire face à des épreuves morales toutes aussi douloureuses. Sa femme Jackie, sur ces 5 accouchements, 2 enfants (Caroline et John) seulement ont survécu. Pour finir, le jour de son assassinat, John Kennedy, portait un corset que certains médecins conseillaient d’enlever, ce qu’il refusa, et pourtant cet appareillage l’empêchait de se baisser, geste qui l’aurait permis d’esquiver les balles du tireur. Ces péripéties conjuguées à la brièveté de son parcours présidentiel ont contribué à la longévité de son aura dans l’histoire des USA et même au-delà. A Madagascar, par exemple, quand au petit matin du 24 novembre 1963, la radio a diffusé la nouvelle, les foyers n’en revenaient que le jour de son enterrement comme s’il s’agissait d’un film.

M.Ranarivao

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Un Commentaire - Ecrire un commentaire

  1. JFK avait été atteint d’une première balle dans le cou, il est inutile de spéculer sur son sort, surtout de manière aussi rédhibitoire.

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