Kere dans le Sud : Des besoins estimés à 60 millions USD

900 000 personnes sont classées dans les phases 3 et 4 qui correspondent à une situation d’alerte et de famine avancée.

Le président Andry Rajoelina a reçu au Palais d’Etat d’Iavoloha hier les partenaires techniques et financiers. Une rencontre axée sur la malnutrition qui sévit actuellement dans la partie Sud de la Grande île. Il s’agit de la deuxième entrevue « spéciale kere » après celle du 19 novembre dernier, entre le Chef de l’Etat et les représentants de la Banque mondiale, de l’Union européenne, de l’UNICEF, le Programme alimentaire mondiale (PAM), le BNGRC, ainsi que les départements ministériels concernés par ce fléau. La rencontre s’est focalisée sur la présentation de données chiffrées qui viennent d’être mises à jour, et ce afin de pallier toute déperdition dans l’utilisation des ressources matérielles et financières. Selon les dernières statistiques, l’on compte actuellement 1 348 000 de personnes victimes du kere dans le Sud. 900 000 personnes sont classées dans les phases 3 et 4 qui correspondent à une situation d’alerte et de famine avancée. Parmi les besoins urgents identifiés figurent principalement l’approvisionnement en eau potable, les vivres et produits alimentaires, ainsi que l’octroi de fonds via des transferts monétaires. Faisant référence au recensement des victimes et à l’identification du niveau de précarité, le Gouvernement malagasy et les partenaires techniques et financiers ont conclu que le montant des besoins s’élève à 60 millions de dollars pour subvenir notamment aux besoins alimentaires et médicaux pour 900 000 personnes.

Horizon 2021. Les PTF ont exprimé leur volonté à apporter leur contribution. Même engagement pour l’Etat malagasy qui a réitéré sa détermination à diriger l’opération et à montrer l’exemple à travers son implication totale et entière afin d’obtenir des résultats concrets et palpables. Les membres de la Communauté internationale s’intéressent également au mode de fonctionnement du Centre de commandement opérationnel (CCO) contre le Kere en vue de mener des interventions optimales. Tous se sont accordés sur l’attente de résultats concrets, mesurables et quantifiables. L’Union européenne se dit disposée à soutenir entièrement Madagascar et mobiliser les parties prenantes pour venir en aide à la Grande île. Le même enthousiasme est aussi exprimé par les Nations unies qui se proposent d’être le porte-voix pour mobiliser la communauté internationale. De son côté, le président Andry Rajoelina encourage l’implication et la mobilisation de tout un chacun. Selon ses dires, la priorité actuelle est de sauver la population de la famine extrême tout en mettant en place des solutions durables afin de garantir l’autonomie alimentaire des populations. Le Chef de l’Etat a aussi insisté sur l’amélioration des interventions et surtout la transparence dans l’utilisation des ressources destinées à venir en aide à la population du Sud. Il a conforté l’objectif dans la mise en place du CCOK qui est d’avoir une base de données, des informations précises sur l’évolution de la situation et un inventaire des matériels pour plus d’efficacité avec le renfort des forces armées qui étoffent les ressources humaines. L’objectif fixé par les participants à cette rencontre est que la population du Sud atteigne l’autonomie à l’horizon 2021.

Davis R

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