Trafic d’or : Les 3 suspects en Afrique du Sud demandent une libération sous caution

La maison de force de Tsiafahy a hébergé, jusqu’à présent, 7 personnes impliquées dans cette exportation illicite d’or.

La société SGM, qui est au cœur de ce scandale, a présenté des faux documents à partir d’une déclaration de la douane malienne pour pouvoir embarquer les 73,5 lingots d’or.

Les trois personnes arrêtées en Afrique du Sud ont émis une requête auprès de la justice sud-africaine pour une libération sous caution. Alors que la justice malgache demande leur extradition et le rapatriement des 73,5 kg d’or saisis dans ce pays. Une demande officielle formulée par le pôle anti-corruption a été transmise par voie diplomatique, dimanche dernier, auprès de la justice sud-africaine. Dans ce cadre, le ministre des Affaires étrangères, Liva Tehindrazanarivelo, a rencontré, dimanche, à son bureau, la chargée d’affaires auprès de l’ambassade sud-africaine.

Emissaires. Au niveau de l’exécutif, l’affaire est prise très au sérieux et mobilise une armée de hauts responsables à différents niveaux. Cette mobilisation fait également l’objet de plusieurs supputations, notamment sur les réseaux sociaux. Depuis quelques jours, des comptes « fake » sur le réseau social facebook amplifie les bruits sur l’existence des émissaires qui auraient entamé des tractations avec les autorités sud-africaines sur cette affaire. Mais plusieurs sources en haut lieu démentent ces rumeurs.

Rumeurs. Aucune délégation mandatée par le gouvernement n’a fait, selon nos sources, aucun déplacement en Afrique du Sud dans le cadre de cette affaire, contrairement aux rumeurs qui courent sur la toile. Toutefois, le suivi de l’affaire sur les terres sud-africaines est confié à l’ambassade malgache à Pretoria. Dans le pays, le ministère du Transport et de la Météorologie, celui des Mines et des Ressources stratégiques, celui de la Sécurité Publique et du secrétariat d’Etat de la gendarmerie, ainsi que la direction générale de la douane, sont mobilisés pour dénouer la situation aux côtés du pôle anti-corruption qui coordonne l’enquête.

Pièces détachées. Les enquêtes menées par les autorités resserrent l’étau autour des trafiquants. La déclaration E1343 à la douane présentée par ces derniers dans le cadre de cette affaire falsifie un document de l’administration douanière malienne. Le document authentique émis par le bureau des douanes de l’aéroport de Bamako-Senou, qui a été donc modifié illégalement par la société SGM, il  s’agit d’une déclaration dont la nature des marchandises déclarées en douanes n’est que « des roues dentées et autres éléments de transmission », en d’autres termes des pièces détachées pour véhicules motorisés. Celle présentée par la société SGM concernant cette affaire de trafic d’or ne provient pas alors des douanes maliennes de l’aéroport de Bamako-Sénou, a affirmé une source.

Ni nom ni date. La société a ainsi procédé à déformer le document de la douane malienne, notamment la déclaration E1343, en changeant la nature des marchandises, pour pouvoir embarquer les métaux précieux.  Et lorsque le document a été présenté à Ivato, avant le départ du convoi, il n’y a affiché non plus ni le nom du douanier responsable ni la date de sa signature. L’utilisation de faux documents par les trafiquants est donc avérée dans ce cas. On peut, en effet, projeter que la piste de l’origine malienne des 73,5 kg d’or peut être écartée.

Mines. La mobilisation presque générale derrière le dépouillement de cette affaire d’exportation illicite de 73,5 kg d’or interceptée en Afrique du Sud serait synonyme d’une détermination des autorités à démanteler le vaste réseau de trafiquants d’or qui a ruiné le pays depuis longtemps. A partir de cette affaire, l’Etat compte pousser l’investigation, nous a indiqué une source en haut lieu, à tous les niveaux de l’organisation du trafic allant de la localisation des mines d’extraction, en passant par l’identification des différents intermédiaires, des exportateurs jusqu’aux clients finaux.

PAF. La justice a déjà mis la main sur 8 personnes depuis la semaine dernière, celles qui sont impliquées directement dans cette exportation clandestine de 73,5 kg d’or vers Dubaï via l’Afrique du Sud. Et la justice ne compte pas s’arrêter là et resserre l’étau. D’autres personnes devront être entendues par le pôle anti-corruption Antananarivo, saisi pour traiter l’affaire. Des agents de l’aviation civile de Madagascar, de la douane, de la police de l’air et des frontières ainsi que de la gendarmerie, sont attendus, nous a-t-on signalé, pour comparaître devant les juges du pôle anti-corruption aux 67ha.

Rija R.

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Un Commentaire - Ecrire un commentaire

  1. Slt, dia iza no handoha ilay caution, sa ny état malagasy ???

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