Problème d’eau à Tana : Lancement imminent d’un projet de forages

Un casse-tête pour le régime. Les services offerts par la Jirama deviennent une véritable affaire d’État. Pas une semaine sans que le Conseil des ministres n’évoque les problèmes liés à l’approvisionnement en eau et en électricité. Pour tenter d’alléger les difficultés subies par les tananariviens par rapport aux problèmes d’approvisionnement en eau, l’Exécutif annonce le lancement d’un projet de forages à Tana et dans les zones périphériques. Si l’on s’en tient au rapport du Conseil, cette opération sera aussi réalisée dans les autres régions. L’installation de forages au niveau des quartiers et/ou des communes considérés comme zones rouges en matière d’approvisionnement en eau va débuter dès la semaine prochaine. Les études techniques menées par les techniciens du ministère de tutelle sont déjà dans la phase de finalisation. Mais les responsables précisent bien que l’eau puisée de ces forages n’est potable qu’après ébullition. Impropre à la consommation, elle sert juste à des usages sanitaires comme la douche ou la lessive. Pour le moment, face à la grogne des usagers de la Jirama, le régime décide de recourir à cette solution provisoire. En quelque sorte, le gouvernement a décidé de jouer au pompier de service pour sauver la Jirama dont les services sont loin de satisfaire ses clients.

Vary Tsinjo. Pour ce qui est de l’importation de riz, le Conseil des ministres annonce que la vente du Vary Tsinjo au niveau des épiceries et des Tsena mora débutera demain. 984 points de vente sont installés à Antananarivo, tandis que pour les autres régions, la distribution commencera à partir de la semaine prochaine. Le prix du Vary Tsinjo sur le marché sera de 1 500 Ariary le kilo. 5kg, c’est le droit que chaque ménage pourra acheter chaque semaine. Au niveau des Tsena mora, la vente aura lieu tous les lundis, mercredis et vendredis. Selon le Conseil des ministres, le Vary Tsinjo respecte les normes sanitaires requises et a obtenu le certificat de consommabilité de la part du ministère de la Santé publique et l’autorisation de mise sur le marché émanant du ministère du Commerce. L’Exécutif décide d’avancer aussi dans la mise en œuvre du projet d’installation d’une zone industrielle à Moramanga. C’est la société Sonapar qui va représenter l’État Malgache pour la gestion et durant le processus d’installation de ce grand projet industriel qui sera érigé sur une surface de 80Ha, en collaboration avec la société mauricienne, « Mauritius-african Funds Ltd ». Comme à l’accoutumée, plusieurs nominations aux hauts emplois de l’État ont également été décidées durant le Conseil d’hier.

Davis R

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3 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. je précise,puisque la jirama est une société d’état,si le dg ait demandé l’avis de son supérieur,le gouvernement n’aurait pas ainsg réagi

  2. la jirama étant une société d’état et que l’état est l’unique actionnaire(un peu comme notre cher samva),de facto,les services offerts par la jirama sont bel et bien une véritable affaire d’état. En ce qui concerne l’approvisionnement en eau et électricité, en ppn,face aux grognes de la population,que chacun fasse son métier et les vaches seront bien gardées. Une des sources de nos problèmes est le non respect des responsabilités,ce vouloir tout faire seul comme la tarification de la jirama!

  3. La Jirama est mal gérée c est certain mais contrairement à ce qu’ écrit le brillant journaliste l État ne sauve pas la Jirama, en effet c est de la responsabilité de l état de construire des barrages des centrales solaires éoliennes des stations d épuration pour avoir plus d eau potable…. a chacun ses responsabilites

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