Préfecture de police : L’opposition doit procéder à une demande d’autorisation

La « sortie » organisée par l’opposition ne sera pas exempte d’une démarche au préalable auprès des autorités. Elle ne sera pas considérée, par celles-ci, comme une simple virée récréative, telle qu’elle est décrite par l’opposition, mais sera définie comme une manifestation politique. C’est dans ce sens que les autorités veulent que la démarche passe d’abord à la case autorisation. « Il faut que les organisateurs adressent une demande d’autorisation officielle au niveau des autorités locales, comme la commune, pour pouvoir tenir une telle organisation », a souligné Angelo Ravelonarivo, préfet de police d’Antananarivo qui est en charge de l’évaluation des risques d’un éventuel trouble de l’ordre public dans le cadre d’une manifestation.  Faute de quoi, les organisateurs risquent sans nul doute de rater la journée.

Débordement. Aucun laisser-aller ne sera au rendez-vous à cette occasion qui s’annonce mouvementée. Les autorités promettent de prendre les dispositions nécessaires contre toutes formes de violations des textes en vigueur dans le cadre de ce projet de l’opposition. Cette dernière, à son tour, persiste et signe qu’aucun retour en arrière ne sera envisagé. Sur les ondes, leurs leaders poursuivent la sensibilisation et galvanisent leurs partisans. Et l’opposition risque, dans ce sens, d’affronter un bouclier des forces de l’ordre, qui, quant à elles, ont déjà mis en garde contre tout manquement à la procédure administrative relative à la tenue d’une manifestation et toutes éventualités de débordement. L’étau se resserre alors autour des organisateurs. Elles craignent même que la journée ne vire au vinaigre. En effet, elles seront disposées à maintenir l’ordre samedi prochain, ont rassuré les chefs de la gendarmerie nationale.

Trouble. Des bruits sur un probable trouble courent d’une manière persistante autour de ce projet de l’opposition. Pourtant, dans le camp des opposants, on insiste à démentir ces « rumeurs » et on reste également réticent face à la nécessaire démarche auprès des autorités. On essaie d’argumenter que l’organisation sera « soft ». « On a besoin de prendre l’air, de se distraire, et de présenter nos vœux de nouvel an », a déclaré Hanitra Razafimanantsoa, député de l’opposition. Elle laisse entendre que le programme du 06 janvier n’a rien de si spécial, ni d’inquiétant en termes d’ordre public. « Nous allons juste organiser une excursion, nous n’allons pas aller saccager ni vandaliser des biens », a-t-elle souligné.

Rija R. 

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