« Miara-manonja »

La Place du 13 mai tant convoitée par l’opposition. (Photo Kelly)

Malgré la pression que l’opposition a subie, samedi dernier, elle ne va pas baisser les bras. « Miara-manonja » entend ainsi continuer le mouvement.

Comme il fallait s’y attendre, les forces de l’ordre ont quadrillé Ambohijatovo, Analakely, la Place du 13 mai, Antaninarenina, pour ne parler que de ces sites, lors de la manifestation que l’opposition a prévu tenir sur la Place de la démocratie, avant-hier. Très tôt dans la matinée, les forces de l’ordre ont été présentes sur ces lieux. Aucun rassemblement n’a été toléré par ces dernières qui n’ont pas cessé de faire circuler les gens (lire article par ailleurs). Toujours est-il que les dirigeants de l’opposition n’ont pas répondu présents à Ambohijatovo ni sur les autres sites. Malgré tout, ils ont sorti un communiqué, dans la même journée, par le biais des députés issus de Tiako i Madagasikara. Face à ce qu’ils qualifient d’entraves à la circulation des personnes à Antananarivo ou de celles qui voudraient entrer dans la capitale. Ils condamnent notamment les actions menées par le pouvoir.

Chasse aux sorcières. Le communiqué demande également la levée des barrages dans les plus brefs délais, étant donné que la circulation des biens et des personnes relève des droits fondamentaux cités dans la Constitution. Le parti TIM s’insurge aussi contre les arrestations des gens qui sont venus à Analakely et dans ses environs et revendique notamment leur libération. Il lance également un appel à la population tananarivienne à ne pas désister et écouter les rapports d’activités des députés. D’ailleurs, l’opposition persiste et signe qu’elle sera sur la place du 13 mai coûte que coûte. Elle condamne aussi les actes qui ont conduit au décès de l’étudiant à Toamasina ainsi que la chasse aux sorcières perpétrée à l’encontre des dirigeants de l’opposition et des députés du contre-pouvoir. Ces élus se sont également adressés à la communauté internationale et aux ONG en charge des droits de l’homme à se pencher sur ce qui se passe chez nous. Et de conclure que la lutte continue.

Dominique R.

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