Didier Ratsiraka : Hommage unanime de la classe politique

Toute la classe politique a réagi après la disparition, dimanche dernier, de Didier Ratsiraka. De tous bords, l’hommage a été unanime pour ce père de la seconde République malgache.

Il détient le record de longévité, de sa génération, sur la scène politique avec une carrière riche de 42 ans. Didier Ratsiraka, qui venait juste d’embrasser sa carrière professionnelle après des études à l’Ecole Navale de Brest, fait son entrée dans l’arène en 1972 dans le gouvernement transitoire du général Gabriel Ramanantsoa et occupe le poste de ministre des Affaires étrangères.  Depuis cette période trouble traversée par le pays, le nom de Didier Ratsiraka est resté gravé dans l’histoire politique. Et si son aventure sur Terre s’arrête quatre décennies après, au plus grand regret de sa famille et de ses proches, car il est parti rejoindre un monde meilleur, dimanche dernier à l’âge de 84 ans, la mémoire collective n’est pas encore disposée à l’oublier, à la mesure des hommages qui lui sont rendus après l’annonce de sa mort.

Honneur. Le président de la République ne tarit pas d’éloges à celui qui fut également, comme lui, mais à son époque, le plus jeune président en Afrique. « Le pays a perdu son « olo-manga », un homme d’Etat, un patriote et un dirigeant éclairé », a lâché Andry Rajoelina pour réagir après la disparition de Didier Ratsiraka. Une journée de deuil national a été décrétée, hier. Et malgré le contexte de la crise sanitaire, l’Etat lui a réservé une cérémonie digne pour faire ses adieux au père de la deuxième République. La cour d’honneur du palais d’Etat à Iavoloha, dont Didier Ratsiraka fut son artisan, a accueilli sa dépouille avant son enterrement aux côtés des Nationalistes à Avaratr’Ambohitsaina.

Mémoire de jeunesse. Il est connu et reconnu pour sa « qualité d’homme d’Etat et son patriotisme exemplaire », martèlent les hommages qui lui sont adressés. « Ses exploits lors de la révision de l’accord de coopération avec la France, en 1973, restent à jamais dans ma mémoire de jeunesse », a souligné Hery Rajaonarimampianina, qui a réagi, hier, depuis Paris, après la mort de Didier Ratsiraka. « Il a toujours su mettre en avant l’intérêt national et faire taire, en revanche, son ego au moment opportun », a témoigné l’ancien président. « Je réalise à quel point il s’attache à notre patrie » a, quant à lui, affirmé Marc Ravalomanana, son éternel rival en politique. Les divergences de point de vue, l’ancien président a reconnu qu’il en avait avec Didier Ratsiraka, mais le leader de l’opposition n’a pas manqué de lui rendre hommage, et est venu, lui-même, présenter ses condoléances à la famille et aux proches de l’ancien président, hier, à la chapelle de l’hôpital militaire de Soavinandriana.

Armée. Les institutions ont rejoint  l’hommage rendu à celui qui détient également, jusqu’à présent, le record de longévité à la magistrature suprême avec 23 années de règne. Le président du Sénat, Herimanana Razafimahefa et son bureau permanent ont partagé le deuil, quelques heures après l’officialisation de la mort de Didier Ratsiraka et les députés se sont empressés à l’hôpital de Soavinandriana pour présenter leurs condoléances à la famille Ratsiraka. Des condoléances qui s’adressent à la famille, aux proches, ainsi qu’à l’armée malgache, a, quant à lui, posté le Premier ministre, Christian Ntsay, sur la page facebook officielle de la primature.

Révolution. Didier Ratsiraka est un « Raiamandreny » a reconnu Thérèse Zafy, veuve de l’ancien président Albert Zafy, qui a communiqué à la presse une lettre présentant les condoléances à la famille de Didier Ratsiraka. « Le pays a perdu un patriote », a ainsi réagi Thérèse Zafy. « C’est un mastodonte de la politique malgache qui a disparu », a annoncé Norbert Lala Ratsirahonana, sur une chaîne privée. « Que la révolution pour laquelle il a milité ainsi que la réconciliation nationale qu’il a prônée ne soient pas de vains mots », a souhaité le parti Hery vaovao ho an’i Madagasikara. De son côté, Pierrot Rajaonarivelo, ancien vice-PM et ex-secrétaire national de l’Arema de déclarer que : “c’était un Raiamandreny. Ce fut un grand honneur pour moi d’avoir travaillé avec lui. Sans lui, je n’aurais pas occupé mes fonctions successives”. Pour sa part, Elysé Ratsiraka a souligné que : “c’était un patriote et grand timonier”. Quant à Ange Andrianarisoa à lui de faire savoir qu’“avec la disparition de Didier Ratsiraka, l’Arema est orphelin”. Et Rossy de conclure “j’ai perdu mon mentor”.

Rija R.

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3 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. La mort est jusqu’à maintenant la force que l’homme ne peut pas battre. Malgré vos forces, votre intelligence, ou votre richesse, la mort vous emporte sans ménagement quand votre glas sonne! Quand on ne profite pas du temps présent, vous ne pouvez plus rien faire après la mort. Si vous défendez ou critiquer quelqu’un, faites le maintenant de son vivant, sinon, …. trop tard.

  2. @emmenot jocelyne

    Au lieu de vociférer votre haine gratuite maintenant il a fallu intenter des procès à Didier RATSIRAKA de son vivant . Vous êtes une sale connasse si on réfère à vos accusations sans preuves tangibles . Ce n’est pas grave car votre précarité menstruelle ou peut être votre ménopause précoce nécessite une consultation psychiatrique .

  3. commentaires INDIGNES
    que dire des assassinats non qualifiés de Ratsimandrava ???? de SIBON ?????
    balayés , sous le tapis pour les amnésiques volontaires de l’Histoire de l’accession de Ratsiraka au pouvoir !!!

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