Chronique de Mickey

Papa toujours, Papa pour mon « anaka » !

Certains doivent avoir déjà vu cette image de ce vieil homme arc-bouté avec un fagot sur le dos rentrant chez lui. On doit imaginer qu’il a dû finir sa journée de labeur et que maintenant il rentre auprès de sa famille. Il n’y a pas de meilleure image du père que celle-là. Père, il s’échine toute la journée pour sa famille pour que cette dernière, autant que possible, n’ait rien à manquer. Père, il a été, puis père d’un père, ensuite et peut-être, père d’un autre père qui sera père aussi. Ainsi va la vie.

Et tous diront en berçant son enfant qui pleure « Mangina anaka ! », moment furtif de tendresse et de bonheur inoubliable mais de crainte et d’angoisse aussi, car ce petit bout d’être aura à traverser les multiples embûches de l’existence. Père, il sera là ou non, pourra l’aider ou non mais souffre déjà d’avance pour lui de tous les malheurs qu’il devra hélas endurer.

La journée de la fête des pères, au-delà de son agenda commercial, nous rappelle qu’on est père parce qu’on a eu un enfant. Mais aussi, on nous compare à un bananier qui a donné un fruit et qui va dépérir par la suite, sans regret, puisque c’est le cycle de la vie. Et que désormais le reste de notre temps sera partagé entre le nôtre, qui se réduit, et le sien qui grandit.

Au-delà de ce spleen, la question qu’on pose souvent à un futur père est le sexe qu’il préfère pour son enfant. Garçon ou fille ? Le futur papa désinvolte va répondre, une fille pourquoi pas ? Je la vois jolie et grande et sera hôtesse de l’air ; si l’envie lui manque ou que ses qualités physiques sont hors normes et bien elle sera hôtesse d’accueil quelque part ; et si elle n’a pas beaucoup de chance et bien elle sera au moins dame pipi et alors ? Un garçon ? Il sera militaire, un beau général élancé mais si des fois la vie lui est ingrate, il sera toujours au moins garde-chiourme et il pourra exercer son autorité et… si par malheur, il manque le concours d’entrée, il sera au moins gardien d’une riche propriété et là, le statut de son maître lui conférera un pouvoir qui va combler mes espérances.

Dans tous les cas, j’espère qu’il ou elle saura me souhaiter “Bonne Fête Papa” !

M.Ranarivao

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