Conseil du Fampihavanana Malagasy : « Les acteurs politiques ne sont pas des ennemis »

Le conseil du fampihavanana sort de son silence après l’affaire du projet d’attentat contre le président de la République. Cet organisme affiche son opposition contre « toute initiative de violence et de porter atteinte à l’intégrité physique de tous citoyens malgaches ». Une manière pour le CFM de manifester sa condamnation au projet d’attentat déjoué par la police nationale et qui a visé de hautes personnalités dont le président de la République. Il faut « veiller à l’unité nationale », a affirmé en effet, le conseil qui veut également privilégier le « dialogue » et note au passage que « les acteurs politiques sont des concurrents et non des ennemis ». Ces derniers devraient alors favoriser le « fihavanana », estime le CFM.

Amnistie. Par ailleurs, la deuxième assemblée générale du CFM pour cette année 2021 a pris fin le 19 juillet dernier. Le vice-président pour Tamatave, Jean-Jacques Rasolondraibe, qui a présidé la cérémonie a fait savoir la décision de l’organisme autour de la réparation de carrière et de l’amnistie. Concernant ce sujet, « il appartient au CFM d’en décider, si le concerné n’est pas visiblement coupable et surtout dans le souci d’apaisement. Quoi qu’il en soit, je prends l’exemple des militaires, il appartient au ministère de tutelle d’accorder la promotion à ce dernier, s’il mérite l’évolution vers un grade supérieur », a-t-il soutenu.

Réparation de carrière. Sur le cas d’amnistie, le vice-président du CFM a souligné qu’« une fois que la décision est prise au niveau du conseil, l’application se fait au moment de la notification du concerné, sans attendre quoi que ce soit ». Notons que pour ce troisième trimestre de l’année d’activité 2021, « cet organe a reçu 3 demandes d’amnistie dont une a été acceptée et 2 rejetées ; et 4 demandes de réparation de carrière dont 2 ont reçu notre acceptation et 2 autres rejetées. Au total, le CFM a reçu 21 demandes dont 14 acceptations et 7 rejets», a fait savoir le président de séance. A noter, par ailleurs, que notre décision d’amnistie ou de réparation de carrière est toujours motivée par le souci d’apaisement. Cela concerne toutes les infractions prévues par la loi d’amnistie qui régit les actions du CFM et qui cadrent dans la période de 2002 jusqu’à la fin de la Transition. La Commission décide dans le cadre légal, sans aucune discrimination».

Environnement favorable. Faut-il rappeler que le Conseil du Fampihavanana Malagasy est appelé à travailler sur la réconciliation nationale selon le concept : « Vérité, Justice, Pardon Amnistie et Réconciliation » pour établir une atmosphère politique sereine, instaurant un environnement favorable à un fonctionnement apaisé des Institutions. Il en est de même de la réconciliation nationale aboutissant à la refondation de la Nation et de la République, visant à éclairer le peuple malagasy sur son passé pour qu’il soit en mesure de prendre en main son avenir dans le cadre de l’évolution du monde.

Recueillis par Rija R.

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