Eglise catholique : Contre la violence et la déstabilisation

Le président de la République entouré par les dirigeants de l’Église catholique de Madagascar.

Les dirigeants de l’Église catholique à Madagascar ont rencontré, hier, le président de la République. Ils sont porteurs de message du Vatican.

Le verdict de l’Église catholique est sans appel. Le président de la conférence épiscopale a déclaré, hier, que « l’Église catholique ne fait pas de politique, ni les évêques ni les prêtres ne cherchent des postes politiques ». La politique n’est ni la mission, ni la vocation de ces hommes d’église. « Nous n’avons pas de candidat à quelque poste politique que ce soit », a donc poursuivi le cardinal Tsarahazana, non moins, président de la conférence épiscopale malgache. Ce dernier coupe court aux rumeurs qui se répandent depuis un certain temps selon lesquelles certains politiciens se prétendent être le candidat de l’Église catholique pour le poste de Premier ministre.

Violence. Cette déclaration du premier responsable de l’Église catholique à Madagascar désavoue Paul Rafanoharana qui attachait son projet politique à l’église. Ce dernier et ses cliques, qui veulent s’accaparer le pouvoir, sont cloués au pilori par les dirigeants catholiques qui n’ont pas tardé à réagir. « Nous condamnons la prise de pouvoir par la violence et nous sommes contre toute forme de déstabilisation », a déclaré à la presse le cardinal Désiré Tsarahazana à l’issue de la rencontre avec le président de la République qui a duré presque deux heures, hier au palais d’État d’Iavoloha. Il a fait allusion au projet d’attentat qui implique le Franco-malgache et qui a visé des hautes personnalités politiques dont le chef de l’État lui-même.

Bureau. Une délégation de la conférence épiscopale de Madagascar, dirigée par le cardinal Désiré Tsarahazana, a été reçue hier par le président de la République. Les autres membres du bureau permanent de la conférence des évêques de Madagascar dont le vice-président, monseigneur Fabien Raharilamboniaina, ainsi que le secrétaire général, monseigneur Jean Claude Randrianarisoa, étaient également de la partie. Après cette rencontre avec le président de la République, les évêques vont s’entretenir directement avec le nonce apostolique.

 Encouragement. Les prélats sont venus non seulement, selon l’archevêque de Toamasina, « présenter un rapport après la tenue d’une session extraordinaire des évêques de Madagascar, mais aussi pour porter un « message d’encouragement » à l’endroit du président de la République ». Une marque appuyée de soutien à Andry Rajoelina, analysent les observateurs. « Nous encourageons les efforts et nous n’hésitons pas non plus à interpeller sur certaines défaillances », a martelé monseigneur Désiré Tsarahazana, conseiller du Pape François. Il a, en effet, étalé que « l’insécurité persiste toujours, la corruption gagne du terrain, et des routes sont en mauvais état ».

Prière. « Des efforts sont encore nécessaires » a, quant à lui, reconnu le président de la République. Mais « on ne peut pas résoudre le problème par la violence », a-t-il poursuivi lors d’un point de presse à l’issue de la rencontre avec les dirigeants de l’Église catholique. Par ailleurs, Andry Rajoelina n’a pas manqué, hier, d’adresser ses remerciements à l’endroit des évêques et tous ceux qui l’ont encouragé et l’ont soutenu par la prière pendant ces périodes difficiles.

Rija R.

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