Andry Rajoelina à Paris : « L’espace francophone constitue une plateforme de coopération idéale »

Le président Andry Rajoelina est l’invité d’honneur de la REF 2021

Le président malgache est l’invité d’honneur de la Rencontre des Entrepreneurs Francophones qui se tient depuis hier à l’Hippodrome de Paris-Longchamp.

Selon le président du Mouvement des entreprises de France (MEDEF), « près de 600 chefs d’entreprises francophones de 31 nationalités » participent à la REF 2021. « Madagascar est représentée par une forte délégation de ministres, de chefs d’entreprise malagasy et de capitaines d’industries nationales », fait savoir le président Andry Rajoelina. Accompagné pour l’occasion par les ministres Patrick Rajoelina (Affaires Etrangères), Joël Randriamandranto (Tourisme), Sophie Ratsiraka (Artisanat et Métiers) et Andry Ramaroson (Énergie). Sans oublier l’Ambassadeur de Madagascar en France, Rija Rajohnson. « La participation de Madagascar témoigne de notre volonté mais surtout de la conviction de l’Etat malagasy de croire en l’importance du partenariat public-privé qui est le socle de tout développement économique efficace », a -t-il déclaré.

Francophonie des entreprises. « Cette idée de Rencontre des Entrepreneurs Francophones, elle est née… d’une rencontre », a fait remarquer le président du MEDEF, Geoffroy Roux de Bézieux.  D’après lui, « jamais les secteurs privés des pays francophones ne s’étaient rassemblés avec la volonté de créer, ensemble, les outils d’une francophonie des entreprises ». Le président Andry Rajoelina de souligner que « nous sommes réunis à l’Hippodrome de Paris-Longchamp, à l’air libre, respirant la liberté après des mois de confinement, d’asphyxie sociale et d’apnée économique qui est la conséquence de cette pandémie qui a asphyxié nos pays, nos populations ».

Croissance partagée. Pour le numéro Un malgache, « la tenue d’un événement tel que celui-ci est un symbole fort d’espoir et de résilience ». Avant d’ajouter que « Madagascar s’aligne dans une dynamique de l’émergence  pour rattraper son retard de développement ». En misant notamment sur sa « situation privilégiée offrant de nombreuses perspectives de partenariat et de sources d’opportunités d’investissements. Mais qui exige un rapport de partenariat plus juste et plus équitable dans un esprit de croissance partagée ».  Une vision partagée par la Secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo, qui a parlé de « croissance à deux vitesses » entre les pays développés et ceux à faibles revenus. 

Priorités. « Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin », devait, pour sa part, rappeler le vice-président de Wallonie, Willy Borsus. Traduisant le Commonwealth en français, le président du MEDEF de proposer que c’est « la prospérité en commun ». C’est-à-dire réussir ensemble le développement de nos économies.  Le président malgache de renchérir que « la Francophonie est un levier qui nous permet d’agir ensemble ».  « L’Afrique se  construit, l’Affaire se développe », a-t-il continué.  Pour le Premier ministre ivoirien, « l’Afrique n’est plus l’Afrique. L’Afrique a changé, progressé, se forme, se digitalise. L’Afrique entreprend, s’enrichit. C’est un réservoir unique de matières premières. Un marché immense de consommateurs ».  Andry Rajoelina de rapporter quant à lui que « les priorités de Madagascar sont l’exploitation d’énergies renouvelables, l’industrialisation pour produire localement tout ce dont les Malagasy ont besoin dans leur vie quotidienne. Notamment dans des secteurs spécifiques tels que la cimenterie, la sucrerie… L’autosuffisance alimentaire. La création de valeur ajoutée à nos ressources afin d’émerger sur la scène internationale ». Tout particulièrement dans le cadre de « l’espace francophone qui constitue une plateforme de coopération idéale pour relever ensemble les défis qui nous attendent ». Le chef de l’Etat malgache a eu droit à une « standing ovation » à la fin de son discours prononcé à l’occasion de l’ouverture de la REF 2021 qui est « une pierre majeure à l’édifice de la Francophonie économique », selon le Secrétaire d’État chargé de la Francophonie, du Tourisme et des Français de l’Etranger, Jean-Baptiste Lemoyne.

R.O (Paris)

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2 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. Si on oublie les îles éparses

  2. Il prend l’assistance pour des cons . L’économie Malgache est asphyxiée à cause de cette fermeture dilatoire des frontières sans que la situation sanitaire actuelle l’exige réellement . Le régime n’a jamais aidé les entreprises frappées de plein fouet par cette crise sanitaire avec un plan de relance financier ficelé par un état responsable . Au contraire on continue avec le populisme pour les élections à venir et ces infrastructures non créateurs de richesses et d’emplois . Le GEM n’est pas dupe avec ces déclarations pompeuses sur les atouts du pays alors que le tourisme et le trafic aérien ont été mis à terre . Les valeurs ajoutées ne tombent pas du ciel sans une politique soutenue d’investissement , une industrialisation ambitieuse et une valorisation des produits d’exportation . Le patronat Français est certainement dans le  » politiquement correct  » car ils savent très bien que Madagascar reste un pays à risque pour investir . Manque de pot : le CVO a été volontairement oublié contrairement au discours imbécile d’un produit qui va sauver le monde contre cette pandémie .

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