Conservation International Stratégies d’appui à la réduction de la vulnérabilité des paysans



Jacaranda
Pas de conservation du capital naturel sans appui aux communautés locales. Photo d’archives
Pas de conservation du capital naturel sans appui aux communautés locales. Photo d’archives

Comment appuyer les paysans, notamment ceux qui vivent autour des nouvelles aires protégées, et quelles stratégies adopter pour réduire leur vulnérabilité face aux risques agricoles ?

A cette question, Conservation International (CI), avec l’appui de la Fondation Bill et Melinda Gates, a cherché à y apporter des réponses en menant, pendant deux ans, un projet de recherche-action dans trois nouvelles aires protégées (le complexe Mahavavy Kinkony, le corridor Ankeniheny Zahamena et les zones périphériques de la rivière Nosivolo) où 600 ménages et plus d’une centaine d’organisations d’appui ont fait l’objet d’une enquête. Ce projet a permis d’analyser les situations et de proposer des solutions pour contribuer à la réduction de la vulnérabilité des ménages d’agriculteurs face aux risques auxquels ils font face dans la conduite de leurs activités agricoles. Les résultats de ces recherches ont été présentés, jeudi dernier, au Madagascar Development Learning Center  à Anosy.

 

Analyse et enquête de terrain. La recherche consistait essentiellement à identifier les risques en question et les stratégies pour mieux les gérer. Car les paysans et petits exploitants agricoles sont exposés à divers risques liés à l’agriculture, pour ne citer que la sècheresse, ou au contraire, les inondations et les cyclones, mais également les risques acridiens et autres insectes nuisibles, les ravageurs, ainsi que les pertes liées au stockage des récoltes. Une analyse des rôles des organismes d’appui aux communautés dans la gestion de ces risques, a également occupé une partie importante de la recherche ; de même que les phases de test sur le terrain, de quelques stratégies de réduction des risques agricoles, avec les communautés et les organisations d’appui, par le biais du programme de petites subventions de CI.

 

Recommandations. Quatre recommandations ressortent de ces recherches. Outre le renforcement et l’appui à l’élaboration de petits projets pour l’amélioration des conditions de subsistance des paysans, il s’agit, également de les appuyer techniquement afin d’améliorer leur productivité. Parmi les recommandations figurent également l’appui à la mise en place de petites infrastructures ou mieux encore, l’amélioration des infrastructures déjà existantes afin d’assurer la durabilité de leurs activités. Les infrastructures d’irrigation ont été, à ce sujet,  prises en exemple, pour illustrer l’approche préconisée. Et enfin, le soutien aux paysans qui vivent autour des nouvelles aires protégées à la conservation et la gestion durable des écosystèmes naturels dont dépendent leur survie et leur bien-être. « Ces recommandations et stratégies seront soumises par CI aux institutions responsables afin d’être intégrées aux stratégies déjà existantes, car CI croit en la complémentarité des apports de chaque initiative de conservation du capital naturel », précise Haingo Rajaofara, directeur du département développement des partenariats au sein de CI. Rappelons que Madagascar dispose déjà d’une politique nationale de  gestion des risques. Il reste à la mettre en œuvre, entièrement et de manière effective.

 

Hanitra R.

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