Philosophie : A introduire depuis le niveau secondaire



Jacaranda

Une décision encore officieuse, pourtant considérée comme étant la plus efficace pour lutter contre le constat de désintérêt de la matière, chez les élèves.

Chaque troisième jeudi du mois de novembre, depuis 2005, l’on célèbre la journée mondiale de la philosophie, selon la décision de l’UNESCO. Ainsi, pour cette année, cela s’est passé hier, à l’ENS Ampefiloha à travers une conférence-débat. Il a été alors évoqué l’idée d’introduire la matière philosophie depuis la classe de 6e. Ce qui signifie que ce ne serait plus seulement au niveau de la classe terminale que les élèves vont découvrir pour la première fois cette matière, mais depuis le niveau secondaire. Mais il faut souligner que pour le moment, cette idée n’est pas encore validée dans tout le pays, mais un projet émanant lors de la conférence-débat d’hier. En effet, les raisons de cette décision est, selon les explications de la nouvelle Présidente de l’Association des Professeurs de Philosophie à Antananarivo, région Analamanga, Albertine Ratsimbazafy, que les élèves ont actuellement tendance à négliger cette matière. «Ces derniers temps, l’on a constaté que les élèves n’ont plus vraiment aimé la matière philosophie. Et ce, dans toutes les séries», affirme-t-elle. Et les raisons de cette négligence viendraient du fait que ces derniers n’arrivent pas à identifier l’utilité de cette matière dans leur vie quotidienne, «qui ne serait autre que pour leur apprendre à aimer la sagesse, après réflexion», poursuit-elle.

Incompétence. En effet, durant la conférence, l’on a également évoqué que le nombre de profs de philo devrait suffire et ne devrait donc pas être la source du problème de négligence. «Au contraire, l’on a su après cette rencontre entre tous les profs de philo qu’il existe un grand nombre de profs actuellement en service qui n’ont même pas vraiment fait de la philosophie durant leurs études, mais sortent d’autres disciplines, comme la géographie, l’histoire, le français… Donc, malgré cette suffisance en effectif, une certaine incompétence de ces profs pourrait surgir à tout moment, pouvant ainsi causer le désintérêt de la matière chez les élèves», a expliqué de sa part, Amelove Sophie, Chargée de Programme en Sciences humaines et Sociales au niveau de la Commission Nationale Malgache pour l’UNESCO. Malgré tout, le thème choisi par l’UNESCO pour cette année est: «Des sociétés inclusives, une planète durable ». Un choix motivé par l’existence d’une grande disparité dans le monde, selon le contexte international à l’heure actuelle, selon toujours les explications.

Arnaud R.

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