Antananarivo : Des salariés privés de leur droit de vote



Jacaranda

Alors que la journée d’hier était une journée chômée en raison du scrutin du second tour de la présidentielle et des législatives, certains citoyens n’ont pas pu exercer leur droit de vote pour la simple raison que leurs employeurs ne leur ont pas permis de s’absenter de leur lieu de travail. En effet, un certain nombre de salariés dans le secteur de la restauration et du commerce – essentiellement des entreprises dirigées par des ressortissants étrangers – n’ont pas pu voter car ils ont dû être présents à leur poste de travail durant toute la journée d’hier. Certains ont essayé d’arriver très tôt le matin pour pouvoir voter dès 6 h, heure prévue pour l’ouverture des bureaux de vote, mais tous n’ont pas pu le faire. En raison des longues files qui se sont déjà formées devant les bureaux de vote, en effet, il fallait attendre au moins une heure pour les derniers arrivés pour accéder aux locaux, alors que certains salariés devaient prendre leur service à 7h. Ils n’ont donc eu d’autres choix que de quitter la file d’attente et rejoindre leur lieu de travail et manquer, non sans amertume, le vote. « Le fait d’exiger que nous soyons présents au travail aux heures habituelles, sans nous laisser la possibilité d’aller voter avant de venir, ou de nous laisser partir plus tôt l’après-midi, est un viol pur et simple de nos droits », se plaint un employé dans un restaurant de la capitale. Il n’était pas seul à être dans ce cas.

D’autres entreprises qui n’envisageaient pas fermer leurs portes, ont pourtant pu tourner presque normalement tout en laissant à leurs employés la possibilité d’aller voter. « Un léger ajustement dans l’organisation des équipes de garde suffit pour satisfaire tout le monde », résume un responsable d’un cabinet médical privé qui devait maintenir ses services ouverts.

Hanitra R.

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