Embouteillages : Anarchie, indiscipline, et des milliers de vendeurs de rue étouffent la ville

TSENA-(2)En cette veille du jour de Noël, les embouteillages en ville sont insoutenables. La commune urbaine d’Antananarivo semble être dépassée par les événements.

De la patience, il en faut plus que d’habitude en cette période de fête.  A Analakely, les rues sont presque impraticables. Les vendeurs de rue ont tout simplement décidé de vendre au beau milieu de la chaussée, un peu devant le lycée Rabearivelo, laissant les automobilistes se frayer un petit chemin pour passer. Car si les vendeurs sont agglutinés de part et d’autre de la chaussée, les « potentiels » clients, eux, ne se gênent pas pour essayer, regarder et palper les marchandises. Résultat : les automobilistes sont obligés de rouler au pas, au risque de faucher quelqu’un. Et cela cause évidemment des embouteillages monstres dans toute la ville. Car la commune urbaine d’Antananarivo semble être dépassée par les événements. Si le bazar de Noël officiel, le seul marché accrédité et donc autorisé, est celui de Mahamasina, personne n’y prête attention, et les rues de Tanà restent les sites préférés des vendeurs.

Anarchie. Mais les vendeurs au beau milieu de la rue ne sont pas les seuls responsables des embouteillages monstrueux en ville. L’anarchie générale et l’indiscipline des automobilistes expliquent également en grande partie ces embouteillages. A cela s’ajoutent les grands nids de poule partout en ville, qui se creusent au fil des jours à cause de la pluie. Les taxis-be qui ne s’arrêtent jamais aux arrêts des bus mais qui font comme ils veulent, les taxis qui s’arrêtent à tout moment sans prévenir, les automobilistes qui changent de file là où il ne faut pas au lieu de suivre la file prévue, espérant un peu de courtoisie de la part de l’autre, mais qui n’en obtient pas, créant ainsi une nouvelle file bloquée derrière lui, les véhicules à traction humaine (pousse-pousse, charrette…) qui ne connaissent de toute façon pas les codes de la route et qui prennent le chemin qui leur plaît, la ville est dans un tel état d’anarchie qu’il faut avoir de la patience pour circuler en voiture. Et ce n’est même pas encore fini, en cette veille de Noël.

Anjara Rasoanaivo

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