Retour de la pluie : Les routes fortement détériorées



Jacaranda
Un gros nid de poule en plein centre ville.
Un gros nid de poule en plein centre ville.

Avec l’arrivée de la pluie, les nids de poule envahissent les rues de la capitale et ne cessent de grossir.

Seulement quelques jours après le retour de la pluie, voilà que les rues de Tanà sont déjà dans un piteux état. Et le comble, c’est que ces routes se dégradent vite à la moindre humidité. Pour ne pas dire que ces dernières ont été faites avec peu d’attention. Ce n’est plus la peine de dire à quel endroit de la capitale les routes sont dégradées, car c’est presque partout. Et c’est avant tout un danger assuré pour les véhicules, puisque la majorité des trous est cachée sous les flaques d’eau laissées par la pluie. «Il faut maintenant faire très attention quand on circule car l’on ne peut plus savoir sur quoi l’on a marché. Auparavant, l’on pouvait les contourner car ils étaient visibles. Mais maintenant qu’ils sont couverts par les eaux de pluies, il est devenu très difficile de les esquiver. Et il y en a qui sont tellement gros, pouvant causer d’importants dégâts aux véhicules qui ont la malchance de tomber dedans», confie un taximan. Force est de constater que ces infrastructures n’ont nullement fait l’objet d’entretien, surtout ces derniers temps. Donc, pour éviter les grosses pertes, les conducteurs ont intérêt à éviter de rouler à vive allure. Pourtant, cela ne va qu’engendrer d’autres problèmes, les embouteillages. En effet, aux moindres gouttes de pluie, des embouteillages monstres se forment, vu le nombre des usagers qui ne cesse d’augmenter et le mauvais état de ces infrastructures routières. Ce, presque à tout moment de la journée. C’est donc sûr qu’avec ce retour de la pluie, les embouteillages vont devenir également intenses à Tanà tous les jours.

Se plaindre. Devant ces faits, beaucoup de Tananariviens s’en plaignent, en particulier ceux qui sont en voiture, et pointent ainsi du doigt les responsables. «Ils devaient faire des efforts pour réparer ces infrastructures. Mais maintenant, il est devenu un peu tard. Donc, l’on est forcé de vivre avec», se désole un conducteur ayant été interviewé. Nombreux sont donc ceux qui accusent la CUA de ne pas avoir fait ce qu’il fallait pendant qu’il en était encore temps. C’est-à-dire pendant la saison sèche. Pour sa part, cette dernière évoque toujours le manque de moyens pour le financement des travaux de maintenance.

Arnaud R.

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