Corruption : Banalisée dans tous les secteurs, publics ou privés



Jacaranda
A Madagascar, c’est encore l’argent qui commande.
A Madagascar, c’est encore l’argent qui commande.

La corruption est encore difficile à éradiquer à Madagascar. Et elle touche effectivement tous les secteurs.

La centaine de fonctionnaires licenciés pour cause de corruption n’est qu’un iceberg qui cache toute la glace. La corruption à Madagascar est un cancer qui touche tous les secteurs et qui gangrène le pays. Payer 20 000 ar pour rendre plus rapide le traitement d’un dossier ou pour obtenir les papiers administratifs légalisés dans les bureaux communaux, donner quelques billets pour être tranquille lors de la visite technique des véhicules, sans même que le véhicule ne soit présenté, ou soudoyer quelqu’un jusqu’à des millions de ariary pour s’assurer de passer un examen officiel, ainsi d’accéder à un poste. La corruption devient un « système » à Madagascar. Et si l’on ose payer autant pour accéder à un poste dont le salaire ne dépasse guère le dixième de la somme payée pour la corruption, c’est dire qu’arrivé à ce poste, la première chose à faire est de renflouer les caisses personnelles. Certains perçoivent cela comme une sorte d’investissement lucratif. Car aujourd’hui, la corruption est banalisée. Désormais, payer pour des services normalement gratuits devient un plus que l’on se doit de faire, et cela à n’importe quel niveau, dans n’importe quel secteur, public ou privé, pour obtenir satisfaction. Malheureusement, l’Etat ne fait aucune action concrète pour lutter réellement contre toute forme de corruption. Le licenciement de ces fonctionnaires n’est que très symbolique, d’autant plus que la corruption est partout, dans tout l’engrenage administratif.

Anjara Rasoanaivo

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