Infrastructures routières : Dans un état de dégradation avancée



Jacaranda
Les rues de Tanà souffrent terriblement des effets du ruissellement des eaux pluviales et des petites inondations dues aux canaux d’évacuation bouchés par les ordures.
Les rues de Tanà souffrent terriblement des effets du ruissellement des eaux pluviales et des petites inondations dues aux canaux d’évacuation bouchés par les ordures.

Les riverains et les usagers des rues faisant partie des itinéraires des cortèges des invités étrangers à la cérémonie d’investiture du nouveau président de la République, peuvent respirer : « leurs » rues ont été réhabilitées en un temps record car en quelques jours.

Les nids de poule, voire d’autruche, qui défigurent complètement les infrastructures routières depuis des mois sur ces itinéraires des hôtes de marque de l’Etat, ont été comblés en un rien de temps. De même pour les travaux d’assainissement des canaux d’évacuation d’eaux et du canal Andriantany débarrassés des détritus et des jacinthes d’eau qui les encombraient. De l’axe Ivato-Mahamasina à la RN7 vers Iavoloha en passant par Tsimbazaza et les environs immédiats de ces zones, les rues ont été remises en état.

Encombrement. Mais il s’agit essentiellement des rues se trouvant sur le trajet emprunté par les hautes personnalités étrangères à l’occasion de l’investiture du nouveau président de la République, et concerne essentiellement des travaux d’urgence. Ailleurs dans Tanà, les rues sont restées dans le même état de dégradation avancée dans lequel elles se trouvaient depuis le début de la saison pluvieuse. Ce qui a pour effet de former des embouteillages quasi-permanents, non seulement dans le centre ville et les grands axes de sortie de la capitale, mais également dans les divers quartiers. Quasiment toutes les localités d’Antananarivo sont concernées et subissent les conséquences de cette dégradation de l’état des rues, notamment l’encombrement de la circulation automobile et l’insalubrité des infrastructures routières.

Moyens. La municipalité a, toutefois, déjà commencé depuis quelque temps, à entreprendre de petits travaux de réfection des rues les plus fréquentées. Mais l’ampleur des travaux à réaliser est telle que le reste de la ville semble être laissé à l’abandon. C’est, en tout cas, l’avis émis ici et là parmi les Tananariviens qui constatent que « la municipalité et l’Etat peuvent quand même mobiliser les fonds et moyens nécessaires pour remettre les rues en état et rendre la ville « plus présentable », lorsque des hautes personnalités étrangères arrivent à Madagascar, alors que les usagers subissent quotidiennement les effets de la situation depuis des mois sans aucune solution de la part des autorités ». A défaut de grands travaux de réfection des rues qui nécessitent de gros moyens et un budget conséquent, ils aspirent au moins à ce que des « opérations tip-top » viennent combler les nids de poule sur les voies à fort taux de fréquentation tels les 67ha et les environs, Analamahitsy, Antanimena, Ankadifotsy, Behoririka et les quartiers voisins, pour ne citer que cela, et que les plus gros dégâts laissés par le ruissellement des eaux de pluie soient réparés, afin de retrouver un semblant de fluidité de la circulation en attendant des jours meilleurs.

Hanitra R.

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