Marais Masay : Une odeur nauséabonde à cause des jacinthes d’eau fanées



Jacaranda
Entre jacinthes d’eau fanées devenues des tas d’ordure et des pêcheurs juste à côté, l’insalubrité au Marais Masay est désormais devenu un quotidien banal.
Entre jacinthes d’eau fanées devenues des tas d’ordure et des pêcheurs juste à côté, l’insalubrité au Marais Masay est désormais devenu un quotidien banal.

Des hommes qui pêchent en plein jour où des jacinthes d’eau  fanées non ramassés puent de part et d’autre de la chaussée, le Marais Masay perd son éclat.

Dans ses efforts de vouloir ressembler à une grande capitale, la ville d’Antananarivo s’est dotée, depuis quelques années, de grandes infrastructures routières. Du côté du Marais Masay, ces grandes routes permettent de désengorger, ne serait-ce qu’un tout petit peu, les embouteillages dans cette partie Nord de la ville. Belle vision, mais il en faut plus pour devenir une capitale digne de ce nom. Du côté du Marais Masay, le paysage est attractif, avec les deux grands espaces humides de part et d’autre des deux avenues. Mais  l’odeur nauséabonde de putréfaction qui plane tout autour laisse deviner l’insalubrité du site. Car des amas de jacinthes d’eau fanés  se tassent sur les deux trottoirs, laissant s’échapper des odeurs impossibles. Des jacinthes d’eau qui semblent avoir été retirés de l’eau afin d’être jetés quelque part, ou réutilisés pour nourrir des animaux par des riverains, qui comptent les transporter chez eux. Car il n’est pas rare de trouver des sacs remplis de jacinthes d’eau sur les trottoirs.

Pêcheurs. Les jacinthes d’eau en putréfaction assombrissent donc la beauté du Marais Masay, mais ce n’est pas tout. En plein jour, et au vu et au su de tout le monde, des pêcheurs lancent leurs filets et leurs cannes à pêche, pour ramener en surface quelques poissons. Ils ne s’en cachent plus. Parfois sur des petites barques de fortune, et souvent même totalement immergés dans l’eau, ces derniers prennent le temps et restent patients afin de ramener le maximum de poissons. L’on ne sait si ces poissons serviront à leurs consommations personnelles, ou seront revendus dans les marchés du quartier. Dans tous les cas, ces poissons restent insalubres et donc dangereux pour la santé. Et comme la traçabilité est quasi-inexistante à Madagascar, ces poissons pourraient même se retrouver dans des plats cuisinés et vendus aux consommateurs. Qui sait ?!

En tout cas, la pauvreté qui s’accentue un peu plus chaque jour à Madagascar contraint les Malgaches à survivre du mieux qu’ils peuvent. Et l’on n’a même pas encore tout vu !!!

Anjara Rasoanaivo

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