Hôpital « manara-penitra » de Tanà : 4 plateaux absorbants pour l’épandage des eaux usées



Jacaranda
Pas de menace de pollution pour les rizières d’Andohatapenaka. (Photo d’archives).
Pas de menace de pollution pour les rizières d’Andohatapenaka. (Photo d’archives).

Les riverains et propriétaires des rizières à proximité de l’hôpital « manara-penitra » peuvent se rassurer. Les eaux usées sorties de cet établissement hospitalier sont déjà exemptes de toute pollution.

«Il n’y aucune crainte à avoir », assure l’architecte qui a conçu l’hôpital « manara-penitra » d’Antananarivo, quant aux eaux usées qui sortent de l’établissement et aucune pollution ne menace les rizières et espaces sis à proximité. Les lieux disposent de structures permettant, de manière autonome, l’assainissement des eaux avant qu’elles ne rejoignent l’environnement. « Comme aucun réseau d’assainissement public n’existe dans cette localité, nous avions opté pour un traitement des eaux par un dispositif de fosse sceptique « toutes eaux » dimensionnée selon le volume d’eaux sorties de l’établissement. Les eaux qui en ressortent sont des eaux claires, lesquelles passent par plusieurs plateaux absorbants avant de s’infiltrer dans le sol », explique Mamitiana Andriamanalina, l’architecte de l’édifice.

Puisard. Les quatre plateaux absorbants installés sur les lieux fonctionnent à la manière d’un puisard, mais à la différence de celui-ci, ils sont à épandage horizontal. Comportant des matériaux absorbants, ils restituent à la nature une eau dépourvue de toute substance polluante. En surface, des plantes avides d’eau ont été plantées dans le sol qui couvre ces structures situées de part et d’autre de la construction. Ces plantes contribuent également au renforcement du système d’assainissement déjà en place.

Appréhensions. Tous ces dispositifs n’étant pas visibles en surface, encore moins de l’extérieur, et que par ailleurs, aucune information concernant le volet traitement des eaux usées n’étant parvenue jusqu’au public situé autour des lieux depuis son inauguration, des riverains et quelques propriétaires des rizières avoisinant ce nouvel établissement hospitalier, ont exprimé leurs appréhensions sur la question. « Par l’existence de ces dispositifs, nous garantissons que les eaux sorties de cet hôpital sont non polluées », souligne alors l’architecte, tout en affirmant, par ailleurs, qu’aucun déchet solide ne peut non plus s’échapper de l’établissement du fait de l’existence d’un système de triage des déchets à deux niveaux. D’une part, le triage par le biais d’un vidoir et d’autre part, l’existence de regards qui retiennent d’éventuels éléments solides qui auraient pu avoir rejoint le système d’évacuation des eaux. Le fait d’avoir appris l’existence de cet ensemble d’exutoires a rassuré les riverains inquiets.

Hanitra R.

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