Santé publique – Réinsertion sociale : Quid des sans-abri et des plus démunis



Jacaranda
Actuellement, l’on sait que l’état de santé des victimes de l’explosion d’Anosy s’améliore, sauf pour le petit Andry Rasolofoson, l’ainé de Kevin.
Actuellement, l’on sait que l’état de santé des victimes de l’explosion d’Anosy s’améliore, sauf pour le petit Andry Rasolofoson, l’ainé de Kevin.

Après leur sortie d’hôpital, les nécessiteux n’ont personne sur qui compter ni d’endroit où aller. Il y a même ceux qui sont déjà abandonnés par leurs familles ou leurs proches pendant les traitements. 

« Plus de deux sans-abri par semaine sortent de notre hôpital. Mais après leur hospitalisation, ils n’ont nulle part où aller. Et je me demande ce qu’ils vont devenir? Qui vont se soucier d’eux? », dixit Raissa Randrianarovana, Chef du Service d’Action Sociale au sein du CHU-HJRA Ampefiloha. Selon elle, l’inexistence du service de réinsertion sociale pour les personnes vulnérables, notamment les sans-abri, les nécessiteux,… est encore un des plus grands problèmes à résoudre pour Tana, voire pour tout le pays. Ce, en particulier pour les victimes d’attentat comme celui de samedi dernier, vu la grande possibilité d’existence d’un traumatisme psychologique chez ces individus. « L’hôpital n’est pas un hospice. Tout ce que nous pouvons faire, c’est de les orienter », continue Raissa R. En effet, outre ces cas, HJRA accueille au moins cinq sans abri par semaine. Mais après leur sortie de l’hôpital, n’ayant personne pour les aider, c’est le retour à zéro. Risquant ainsi de mourir, probablement comme le cas du jeune homme qui a été retrouvé mort devant l’établissement, il y a quelques jours. Ainsi, cette responsable de pointer du doigt la CUA. « C’est la municipalité qui doit se charger de la réinsertion sociale de ces personnes vulnérables, surtout pour les cas particuliers comme les victimes d’explosion du 25 janvier », soutient-elle. En effet, de nos jours, la multiplication des sans abri, des fous se remarques réellement. L’on en voit presque dans toutes les rues. Et comme ce sont tous des êtres humains, un jour ou l’autre, ils peuvent tomber malades, compte tenu de la précarité de leurs moyens de survie.

100 %. En effet, l’assistance sociale a existé au sein de cet hôpital depuis toujours. Ainsi, l’établissement prend en charge à 100 % tous les cas sociaux qui y débarquent (les sans-abri, les abandonnés par leurs familles, les victimes d’actes sociopolitiques, etc.) Pourtant, selon les explications, l’établissement est confronté au manque de matériels pour le service. « Nous sommes obligés de toujours fournir de nouveaux matériels presque tous les jours car qu’ils n’ont rien. Cependant, nous n’avons pas assez de moyens pour tout cela », poursuit Raissa Randrianarovana.  Ainsi, elle lance un appel fort à toutes personnes ou associations de bienfaisance qui voudront aider son service sur ce point.

Arnaud R.

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