Lutte contre la violence conjugale et ses impacts sur les enfants : « Une affaire de tous », selon les membres du réseau Tihava

Jacaranda
Le sujet a particulièrement intéressé les jeunes étant donné qu’ils étaient majoritaires dans la salle de conférence.
Le sujet a particulièrement intéressé les jeunes étant donné qu’ils étaient majoritaires dans la salle de conférence.

L’Etat, les parents, les enfants eux-mêmes, doivent collaborer afin d’éradiquer la violence conjugale mettant comme premières victimes les enfants.

Spécialiste étranger sur la violence conjugale et ses impacts sur les enfants, sociologue, prêtre, membres représentants diverses associations qui luttent pour les droits humains et les droits des enfants (sauf ceux des organismes onusiens, ainsi que ceux de l’Etat), élèves, parents… ont pris part et ont débattu pendant la conférence – débat organisé par le réseau « Tihava » (un réseau qui lutte contre la violence envers les femmes au foyer, depuis sa création en 2007), samedi dernier, au Centre Social Arrupe Faravohitra. Une conférence qui a duré presque trois heures de temps, ayant permis de comprendre que «l’enfant exposé n’est pas que le témoin de la violence conjugale, mais il est aussi victime ». Ainsi, l’on sait maintenant que toute lutte contre la violence conjugale mettant comme premières victimes les enfants (surtout les mineurs), est une affaire de tous, requérant la prise de responsabilité de chacun, notamment des parents pour montrer l’exemple, des enfants eux-mêmes, de l’église pour la promotion des mesures d’accompagnement, et des autorités compétentes pour la promotion de la justice et l’application de la loi.

« Tout le monde, surtout les jeunes dans chaque fokontany et les élèves dans différents lycées, sont convaincus que la violence conjugale crée réellement des impacts négatifs sur les enfants, en particulier les mineurs », a expliqué Fideline Hanta Razafiarimanana, Responsable du volet Prévention au sein du réseau « Tihava ». Et c’est justement pour cela que la conférence a été organisée, portant le thème: «Impacts de la violence conjugale chez les mineurs ». En effet, selon les explications, l’on entend par violence tout acte (physique ou intellectuel) perpétré par autrui contre la volonté d’un individu qui le subit,  pouvant mettre en péril l’avenir de ce dernier.

Bracelet vert. Cette réunion a permis l’existence de diverses recommandations afin d’éviter les violences conjugales, entre autres, l’implication de l’Etat dans le financement de chaque foyer, l’éducation des parents sur les mauvaises conséquences de la violence conjugale, l’insertion dans le programme scolaire : «des impacts de la violence envers les jeunes », l’insertion de l’éducation spirituelle dans les établissements scolaires publics, etc. C’était également une occasion pour l’association Environnement, Développement, et Actions dans l’Océan Indien (ENDA.OI), de proposer le projet concernant le port de bracelet vert marquant que celui qui le porte est tout à fait contre toutes les formes de violence. Un projet qui sera mis au point d’ici quelques jours, selon toujours les explications.

Arnaud R.

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