Insécurité alimentaire : 46 000 personnes en difficulté dans le Sud et le Sud-Est



Jacaranda

Les catastrophes naturelles telles les inondations et les sécheresses, ont eu raison des activités agricoles et de subsistance des populations du Sud et Sud-Est de Madagascar.  La Suisse vient d’octroyer 2,5 milliards d’ariary au PAM pour leur fournir une assistance alimentaire.

Quelque 46 000 personnes sont actuellement en situation de difficulté alimentaire dans le Sud et le Sud-Est de Madagascar. Ces populations ont dû faire face aux catastrophes naturelles, notamment les inondations et les sécheresses qui ont frappé cette partie Sud de la Grande île. Actuellement, en pleine période de soudure, ces populations ont du mal à trouver de quoi se nourrir. Le Programme Alimentaire Mondial (PAM), particulièrement actif dans cette partie Sud de Madagascar, vient de bénéficier, à travers son programme de secours et de redressement, d’un soutien de 2,5 milliards d’ariary de la Suisse. Un appui qui permettra au PAM de fournir une assistance alimentaire à ces 46 000 personnes et de renforcer, par ailleurs, la lutte contre la faim, le défi à relever étant l’atteinte de l’objectif « Faim Zéro ».

Vivres ou argent contre actifs. Outre l’assistance alimentaire, d’autres activités initiées par le PAM et ses partenaires consistent à construire ou à remettre en état des infrastructures endommagées par les catastrophes naturelles et en partie à l’origine de la situation de difficulté alimentaire des populations. Ces infrastructures étant indispensables pour la reprise et la viabilité des activités agricoles. La formule « vivres ou argent contre actifs » permet actuellement d’entreprendre les travaux de construction ou de réhabilitation de bassins de captage d’eau, de canaux d’irrigation et de barrages de rétention d’eau. Ce, tout en donnant aux populations la possibilité d’obtenir de quoi subvenir à leurs besoins alimentaires. Chaque participant reçoit une ration familiale ou de l’argent contre sa participation aux travaux communautaires.

Une telle approche évite de cultiver la tendance à l’assistanat chez les populations bénéficiaires, tentées de se contenter d’attendre les séances de distribution de nourritures venant des organismes tels que le PAM.

Hanitra R.

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