Planning Familial : Une décision qui se prend en couple



Jacaranda
Les implants, contraceptif efficace.
Les implants, contraceptif efficace.

Le taux de prévalence contraceptive à Madagascar est en nette progression, mais les efforts sont loin d’être suffisants, et les préjugés représentent encore un obstacle majeur.

Avec plus de 22 millions d’habitants, selon les dernières estimations, et avec un taux de fécondité de 4,8 enfants par femme, on peut dire que les enfants représentent la richesse pour les Malgaches. Dans un contexte idéal, les familles auraient des enfants en bonne santé, qui contribueront à faire réussir toute la famille. Mais en réalité, le pouvoir d’achat qui s’effrite de jour en jour ne permet plus au plus grand nombre d’avoir autant d’enfants qu’ils le souhaitent… ou pas, finalement, car malgré tout, les familles malgaches sont nombreuses. Le planning familial consiste alors à inciter les parents à avoir le nombre d’enfants désirés, conformément à leurs possibilités afin d’offrir le meilleur à leurs petits, et à espacer les naissances. Pour cela, des efforts sont mis en œuvre pour augmenter le taux de prévalence contraceptive de 29,2 % à 40,2 % auprès des femmes en union et en âge de procréer, âgées entre 15 et 49 ans. Cela en promouvant les divers types de contraceptifs disponibles dans le pays. Et si les injectables sont de loin les plus utilisés (18 %, source : EDS IV), les autres contraceptifs, dont le condom masculin (utilisé à 1 %), ou encore les méthodes plus traditionnelles, permettent d’atteindre ces objectifs.

Contraceptifs. Les efforts sont considérables, car les enfants représentent beaucoup pour la communauté malgache. Les préjugés et les idées reçues sont encore très nombreux, notamment auprès des hommes. Pour beaucoup, les contraceptifs n’ont que des désavantages : gênent en ce qui concerne les condoms, pourtant les plus efficaces pour éviter les grossesses non désirées et les éventuelles infections sexuellement transmissibles. Mais aussi la crainte de la stérilité en ce qui concerne les autres formes de contraceptifs, faisant reculer les utilisatrices qui veulent encore avoir des enfants. Il y a également l’appréhension des effets secondaires à cause des contraceptifs hormonaux.  Enfin, des non-dits de la société font reculer les femmes quant à l’utilisation des contraceptifs. Il ne faut donc jamais omettre que l’utilisation de la contraception est une décision qui devrait être prise en couple, et que les hommes sont tout aussi concernés que les femmes.

Anjara Rasoanaivo

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