Syndicat Autonome des Inspecteurs du Travail : « Le sous-emploi et le chômage, deux fléaux à combattre »



Jacaranda
Les Malgaches se tournent ers les métiers informels à cause de la précarité.
Les Malgaches se tournent ers les métiers informels à cause de la précarité.

Entre 73% et 80% des activités économiques à Madagascar sont dans le secteur informel.

Les emplois perdus durant la crise n’ont fait qu’accroître le développement du secteur informel qui couvre actuellement entre 73% et 80% des activités économiques, tandis que les emplois existants relèvent, en majorité du sous-emploi. Ces fléaux figurent parmi les grands défis à relever, estime le Syndicat Autonome des Inspecteurs du Travail (SAIT), dans le cadre du redressement du pays. A l’heure où les espoirs commencent à renaître pour la relance des activités économiques, la prise en considération des travailleurs contraints au chômage technique ou victimes des fermetures des entreprises qui les ont employés, devrait être une priorité. « Les travailleurs qui ont perdu leur emploi en raison des carnets de commandes restés vides durant la crise, devraient être priorisés lors de la réouverture ou la reprise des activités des entreprises », affirme Hanitra Razakaboana qui a nouvellement pris les rênes du SAID. Et la présidente de ce syndicat d’ajouter que les inspecteurs du travail, par les missions qui leur sont assignées, peuvent contribuer à plusieurs niveaux à la protection des emplois et à la promotion du travail décent. Or, le système actuel ne le permet pas. Le corps de l’inspection du travail estime que les moyens qui leur sont octroyés ne sont pas favorables au bon fonctionnement de l’administration du travail.

4%.  Pour la seconde fois en huit jours, le SAIT tire la sonnette d’alarme sur la nécessité de consacrer un ministère à part entière en charge du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle, et de mettre en place un régime particulier pour ce corps de métier. Pour ce syndicat,  un seul élément fait obstacle à un meilleur fonctionnement de leur département : le manque de budget et de moyens, à l’origine des mauvaises conditions de travail et du défaut d’indépendance des  inspecteurs et contrôleurs du travail. Pour l’illustrer, mention a été faite sur les 4% du budget du ministère de la Fonction Publique, du Travail et des Lois Sociales alloués aux systèmes d’inspection du travail. Manifestement insuffisants pour que ceux-ci soient efficaces et témoignent, par ailleurs, des difficultés de reconnaissance du corps de l’inspection du travail, estime le syndicat, lequel aspire à un nouveau départ pour instaurer une justice sociale en matière de travail et d’emploi.

Hanitra R.

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