Peste : 1 600 rats capturés dans la prison d’Antanimora

Il faut capturer les rats vivants pour éviter que la peste ne se propage.
Il faut capturer les rats vivants pour éviter que la peste ne se propage.

Une vaste campagne de lutte contre la peste en milieu carcéral s’est tenue à la prison d’Antanimora. Une initiative qui se veut être pérenne pour protéger les détenus fortement exposés à cette maladie.

La peste dans les milieux carcéraux. Un sujet presque tabou, autant car, parler de peste est une honte à moitié avouée, et la prison est encerclée par un grand mur de briques et un mur virtuel où ceux qui sont dehors feignent de ne pas remarquer que tout un monde existe à l’intérieur. En tout cas, la peste en milieu carcéral pourrait exister, car toutes les conditions sont réunies pour favoriser cette maladie : insalubrité ambiante, surpopulation, une hygiène douteuse… de quoi encourager les rats qui y vivent plutôt bien, à en croire les images rapportées par le documentaire produit par le CICR (Comité International de la Croix-Rouge). Car dans le cadre de la lutte contre la peste, le ministère de la Santé publique a lancé une grande campagne de dératisation en 2012, dans la prison d’Antanimora qui compte près de 3 000 détenus. Un programme soutenu par le CICR, les autorités pénitentiaires, le ministère de la Santé publique et l’Institut Pasteur de Madagascar.

Dératisation. Afin de protéger la population carcérale, fortement exposée aux maladies de la peste à cause de l’insalubrité et de la promiscuité, une grande campagne de dératisation a été menée. Il s’agit d’une opération de désinfection et de désinsectisation, grâce à des produits d’hygiène distribués et des pièges à rats posés. 1 600 rats ont ainsi été capturés. A cet effet, l’administration pénitentiaire a reçu le soutien technique du CICR, de la brigade anti-rats, du ministère de la Santé Publique et de l’Institut Pasteur. L’objectif étant de pérenniser l’action.

La peste est une maladie qui sévit toujours à Madagascar. De 2009 à 2013,  l’on a compté 500 cas en moyenne chaque année. Une apparition brutale de maux de tête intenses, de fatigue, une hausse de la température du corps, une toux avec des crachats sanglants pour la peste pulmonaire, des ganglions douloureux pour la peste bubonique… tels sont les symptômes de la peste. En cas de symptômes, il faut rejoindre immédiatement un centre de santé.

Anjara Rasoanaivo

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