Lutte contre la maltraitance des enfants à Boeny : 12 communes sur 43 seulement ont des RPE fonctionnels



Jacaranda

Mahajamba Usine (district Mahajanga II), Manerinerina (district d’Ambato-Boeny), Ambohipaky (district Soalala), Matsakabanja (district Mitsinjo), Manaratsandry (District Marovoay), telles sont les communes rurales de la région de Boeny où les réseaux de protection de l’enfant (RPE) ont été mis en place pendant l’année dernière. Pourtant, selon Albert Rakotovao, Directeur Régional de la Population et des Affaires Sociales (DRPAS), beaucoup d’efforts  devraient être encore entrepris pour que les RPE dans les 43 communes rurales des six districts de la région Boeny soient tous opérationnels. En effet, sur ces 43 communes, seulement 12 d’entre elles ont des RPE opérationnels depuis leur mise en place dans cette région en 2003. Ce qui montre encore à quel point la lutte contre la violence envers les enfants mérite une grande attention. A titre d’explication, le bilan de la DRPAS fait état de 679 enfants victimes de la maltraitance en 2013, dont 481 filles et 198 garçons. En effet, aidés de près par les partenaires techniques et financiers, comme l’UNICEF, ces RPE s’assurent généralement du signalement des cas de maltraitance et ainsi de la mise en place de diverses mesures d’accompagnement.

400 enfants par an. La mise en place d’une Ong comme le Collectif des Droits de l’Enfant et de la Famille (CDEF) sis à Mahajanga I devrait être un exemple concret pour montrer les actions à entretenir dans ces réseaux. En fait, en travaillant avec la plupart des autorités locales, en particulier la Brigade de Police des Mœurs et de Protection des Mineurs à Mahajanga (BPMPM), celle-ci s’assure de la prise en charge des enfants victimes de ces maltraitances, par le biais de son centre d’accueil d’urgence (CAU). Ainsi, tous les ans, il existe approximativement 400 enfants (généralement des jeunes enfants s’étant livré à la prostitution) qui passent dans ce centre pour se faire consulter, et environ 40 à 50 enfants par an y sont pris en charge pendant un mois en général, avant d’être réinsérés au sein de la société. Appuyé par l’UNICEF sur le plan matériel et financier, le CDEF s’assure également de leur offrir une formation professionnelle de leur choix.

Arnaud R.

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