Jean Daniel Chaoui : « Des usurpations d’identité affectent plusieurs familles »



Jacaranda

Jean Daniel Chaoui était en déplacement à Paris du 1er au 10 février 2014, il a rencontré la nouvelle Directrice de l’AEFE (Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger), Mme Hélène Farnaud-Defromont entourée de ses collaborateurs. Il a fait part des résultats de cette rencontre à ces compatriotes.

« Dans le cadre de mon mandat de Conseiller Madagascar Océan Indien, ainsi que je le mentionnais dans mon communiqué précédent, j’ai rencontré la nouvelle Directrice de l’AEFE (Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger), Mme Hélène Farnaud-Defromont, entourée de ses collaborateurs.

Au cours de cet entretien, nous avons fait un point sur l’organisation du réseau des établissements français à Madagascar. Il m’a été confirmé que l’équilibre actuel serait consolidé. Cet équilibre repose sur quelques écoles homologuées (Antalaha, Manakara, Fort-Dauphin, Nosy-be), un réseau de collèges (Antsirabe, Diégo-Suarez, Fianarantsoa, Tuléar, Majunga) et deux lycées Tamatave et Tananarive. La crise politico-économique qui a affecté Madagascar a pesé fortement sur la diminution des effectifs de nombreux établissements qui doivent adapter leur structure en conséquence. Nous espérons que l’après élection permettra de rétablir en partie ce déficit avec l’arrivée de familles expatriées.

J’ai attiré l’attention de la Directrice sur l’excellence de la réalisation du projet de  restauration scolaire-internat de Majunga, la qualité de la rénovation du Lycée de Tamatave concernant les locaux de l’établissement mais aussi la nécessité de progresser sur le projet restauration-internat du lycée. J’ai enfin souligné la satisfaction des parents concernant l’engagement de la réalisation d’une nouvelle école primaire sur le site des Charmilles à Tananarive avec ouverture à l’horizon septembre 2016. Enfin il faut noter la très grande qualité du Lycée Français de Tananarive, sans doute le mieux équipé d’Afrique.

Sur le sujet des bourses scolaires, Madagascar a conservé un financement de l’Etat équivalent à l’année précédente. Une réforme a modifié les critères d’attribution. L’objet est de faire bénéficier plus de famille d’une aide partielle : plus de bénéficiaires mais parfois un peu moins pour certaines familles, la diminution éventuelle ne pouvant excéder 20%. Deux objectifs ont guidé cette reforme : l’un de bonne gestion financière pour une meilleure maîtrise de l’enveloppe financière des bourses donc l’évolution des coûts de scolarité, l’autre de justice sociale en augmentant le nombre de familles bénéficiaires de l’aide.

Nous avons ensuite abordé le sujet des usurpations d’identité qui affecte plusieurs familles et entraîne l’exclusion des bourses des enfants tant que la procédure de justice n’a pas rétabli l’identité des parents. Cette situation est très dommageable pour les enfants et la réglementation appliquée par le Consulat général mériterait d’être révisée.

J’ai enfin souligné le rôle de l’association EFM (Enfants Français de Madagascar) qui s’occupe de la scolarisation d’enfants entrés tardivement dans la nationalité française et qui ne peuvent pas être scolarisés dans les établissements du réseau. La coopération AEFE-EFM a permis de choisir une école d’expression française de qualité pour accueillir ces enfants en les faisant bénéficier d’une bourse scolaire.

Cette  présentation vous aura permis de mieux comprendre le fonctionnement de notre réseau scolaire dans la grande île. Je vous présente, chères et chers compatriotes, l’expression de mes cordiales salutations ».

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