UNFPA/ Ministère Santé : Renforcement des Sonu et des plateaux sanitaires

Cette année encore, l’UNFPA renoue avec le ministère de la Santé publique dans ses objectifs de réduction du taux de mortalité maternelle, grâce à un appui de près de 20 milliards Ar.

Bien que certains indicateurs sanitaires soient au même niveau que ceux d’autres pays dans le monde, cela ne reflète pas forcément les réalités à Madagascar. Les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes ou qui accouchent sont celles qui paient au plus fort ces mauvaises conditions sanitaires du pays. Selon l’EDS IV, 2008-2009, le taux de mortalité maternelle est de 498 par 100 000 naissances vivantes, bien loin des Objectifs du Millénaire pour le Développement qui est de 149 par 100 000 naissances vivantes en 2015. Cela s’explique notamment par l’accès insuffisant à un personnel qualifié pour l’accouchement, une mauvaise qualité des soins anténatals, un manque de services de soins obstétriques d’urgence, une qualité sous-standard de soins, un suivi postnatal médiocre… D’ailleurs, 2 femmes sur 3 n’accouchent pas dans un centre de santé, et le taux d’accouchements assistés a diminué de 51% à 44 % durant les cinq dernières années, tandis que 35 % des femmes qui n’accouchent pas dans un centre de santé ne reçoivent aucun suivi médical.

SONU. L’UNFPA, partenaire du ministère de la Santé depuis des années à Madagascar, renouvelle son appui dans le cadre de l’amélioration de la santé maternelle, en soutenant les actions menées par le ministère de la Santé. A ce titre, l’UNFPA approvisionne 95% des contraceptifs modernes à travers les institutions du ministère, et alloue chaque année, depuis 2009, près de 20 milliards Ar. Pour cette année, l’accent sera mis sur le renforcement du plateau technique des formations sanitaires offrant les soins et des services de santé maternelle de base ainsi que les Soins Obstétricaux et Néonatals d’Urgence de Base.

Anjara Rasoanaivo

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