Country Director de WWF MWIOPO : Nanie Ratsifandrihamanana, femme engagée, leader incontestée

Jacaranda
Nanie Ratsifandrihamanana a reçu, l’an dernier, à l’occasion de la célébration des 50 ans de WWF Madagascar, une reconnaissance du WWF, de Conservation International et de Wildlife Conservation Society, pour ses 20 années de leadership et de contribution à la conservation de la biodiversité à Madagascar.
Nanie Ratsifandrihamanana a reçu, l’an dernier, à l’occasion de la célébration des 50 ans de WWF Madagascar, une reconnaissance du WWF, de Conservation International et de Wildlife Conservation Society, pour ses 20 années de leadership et de contribution à la conservation de la biodiversité à Madagascar.

Discrète mais d’abord facile, Nanie Ratsifandrihamanana, Anitry Ny Aina pour l’état civil, est une femme épanouie dans sa vie professionnelle, comme dans sa vie de femme et de mère de famille. Récemment nommée Country Director de WWF à Madagascar et dans l’Océan Indien Occidental (MWIOPO), elle est la première femme malgache à assurer les fonctions de représentation officielle de WWF Madagascar. Une nouvelle étape de sa carrière qu’elle aborde avec humilité.

Passionnée par la nature depuis toujours, Nanie Ratsifandrihamanana en a fait son métier. Après une découverte, un peu par hasard, du monde de l’environnement, la capénienne qu’elle est – après des études de lettres anglaises à l’ENS – est devenue une experte de la conservation. Et cela fait plus de vingt ans que cela dure.

Sa première expérience remonte à l’époque où elle s’est investie dans le projet de mise en place du Parc de Ranomafana, au début du programme environnemental. Cette première expérience lui a permis de se rendre vraiment compte du caractère unique de la Grande Ile et l’importance de la préservation de ses richesses. Ses convictions ne font que se renforcer au fil des années et après avoir adhéré à d’autres projets sur l’environnement, puis, lorsque son parcours l’a emmenée vers les Etats-Unis où elle a repris ses études dans le domaine environnemental, dans une université américaine. C’est, d’ailleurs, dans ce pays qu’elle a été en contact pour la première fois, avec WWF. Car c’est au WWF US où elle a été prise en stage, qu’elle a été recrutée pour intégrer WWF Madagascar. Sa mission consistait alors à coordonner le programme de protection des « Ala Maiky », ces forêts épineuses du Sud. Le début d’une aventure extraordinaire qui, une quinzaine d’années après, a fait d’elle une experte dans son domaine. Ses engagements, ses compétences et sa riche expérience, font d’elle l’un des piliers de WWF à Madagascar.

Priorités. En abordant une nouvelle étape de sa carrière à partir du 15 mai 2014, date officielle de sa prise de fonction en sa qualité de country director, elle a d’ores et déjà identifié ses priorités, orientées vers deux grands pôles. Davantage à l’interne, le premier touche au mode opératoire de WWF, plus concentré sur les quatre paysages prioritaires, actuelles zones de travail de l’organisation à Madagascar, à savoir la zone sud-ouest de Madagascar incluant le plateau Mahafaly, les mangroves, dans l’Ouest, les forêts humides du Nord et enfin, la zone côtière et marine du canal de Mozambique. Le second consistera à amener les différentes parties prenantes dans le domaine du développement, à avoir une vision partagée dans les priorités en termes d’utilisation des richesses naturelles et en matière d’aménagement et de gestion des ressources. Une vision commune incontournable, soutient-elle, si l’on veut s’acheminer vers un véritable développement. Là où la gouvernance des ressources naturelles prend justement toute son importance. Dans tous les cas, elle entend continuer à contribuer de manière active à toutes ces réflexions. Le MAP, plan d’action pour Madagascar sous l’ère Ravalomanana, présente à ses yeux, de bons atouts, mais manque, en revanche, de vision d’ensemble, quelques-uns des défis qu’il renferme étant quelque peu en contradiction. Bref, une vision plus fédérée de tous les secteurs est nécessaire, en tenant compte de différents objectifs où l’environnement a toute sa place.

Sens du service. Le chemin parcouru et les défis qui restent à relever la confortent dans ses convictions. « Le plus important dans une carrière, c’est d’avoir le sens du service », affirme-t-elle. La nouvelle étape de sa carrière, elle l’aborde avec humilité. « Tout ce que j’ai pu accomplir jusqu’ici, tout comme les succès futurs, c’est grâce à la contribution de beaucoup de personnes», confie-t-elle. En font partie, ses nombreux collaborateurs et partenaires de divers horizons. Mais le soutien de sa famille lui a également été précieux. Mère d’une fille, aujourd’hui jeune adulte, elle a toujours pu compter sur sa famille. « Concilier vie professionnelle et vie de famille n’est pas toujours chose aisée, mais j’ai la chance d’avoir une famille qui m’entoure », confie-t-elle. Car même en exerçant un métier très prenant, elle mène également une vie de femme, de mère et de chrétienne. Elle se consacre à de nombreuses actions au sein de son église, dont l’enseignement de l’école de dimanche. Ses hobbies ? Elle en compte plusieurs. La cuisine, qu’elle pratique aussi pour déstresser ! Egalement grande dévoreuse de livres, elle apprécie particulièrement les fictions. Et quand le temps le lui permet, les petites escapades hors de la ville sont, pour elle, d’heureux moments à savourer ! De petits plaisirs de la vie qu’elle sait apprécier à leur juste valeur…

Hanitra R.

Telma Fibre Vibe

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