Marché du Bagdad – Station d’essence : « Il ne reste plus que l’évacuation des marchands », dixit le DG de Jovenna

Jacaranda
Des recensements seraient effectués fréquemment sur les lieux. Mais pour quelle raison ?
Des recensements seraient effectués fréquemment sur les lieux. Mais pour quelle raison ?

Cette compagnie pétrolière semble ne plus faire marche arrière quant à la construction d’une station d’essence au Bagdad 67ha.   

Malgré toutes les manifestations continuellement effectuées par les marchands de Bagdad 67Ha pour montrer leur refus de quitter les lieux, leur expulsion semble être inévitable. Au contraire, celle-ci ne fait que se confirmer de plus en plus. C’est seulement la date exacte de l’expulsion qui semble reculer avec le temps, vu que ces derniers devraient quitter l’endroit au plus tard vers la mi-mars. Autrement dit, il y a cinq jours. Par ailleurs, c’est actuellement confirmé que c’est la compagnie pétrolière Jovenna Madagascar qui va prendre possession du terrain en question, pour en faire l’une de ses stations d’essence. C’est ce qui a été su lors de la remise des 18 000 litres de carburants pour la CUA. « Oui, je confirme que c’est nous qui avons acheté ce terrain, il y a déjà quelques années. Ce qui fait de nous les propriétaires », affirme d’ailleurs Benjamin Memmi, Directeur Général de Jovenna Madagascar. En poursuivant : « A l’heure actuelle, les travaux devraient déjà débuter. D’ailleurs, nous avons déjà attendu longtemps! Mais nous attendons encore l’organisation proposée par la CUA quant au transfert de ces marchands, car il me semble qu’on va leur trouver d’autres endroits ailleurs pour qu’ils puissent continuer leurs activités. Mais maintenant, je peux affirmer qu’il ne reste plus que leur évacuation, et tout va débuter sans plus tarder. D’ailleurs, il faut reconnaître que la mise en place d’une station d’essence a toujours contribué à l’embellissement d’un lieu».

Aux alentours. En outre, quelques sources auprès de la municipalité ont affirmé que le transfert va vraiment avoir lieu très prochainement, et que tous ces marchands seraient transférés aux alentours dudit marché, dont certains du côté de Coum, et d’autres, longeant le canal d’Andriantany près des 67ha Sud. De leurs côtés, les concernés refusent toujours de quitter les lieux. «Nous allons rester coûte que coûte! », martèlent-ils sur les banderoles brandis tout autour du marché. En attendant, l’on affirme que des rencontres entre Alain Ramaroson, membre de l’ancienne Commission en charge de la Sécurité publique au sein du CST, des membres du HAFARI (association défenseur du droit de l’homme) et les commerçants fréquentant le lieu, afin de trouver une solution durable au problème.

Arnaud R.

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