Chasse aux prostituées : Une rencontre avec le PDS



Jacaranda
Les prostitués de Tsaralalàna sont déterminés à se battre pour leur cause.
Les prostitués de Tsaralalàna sont déterminés à se battre pour leur cause.

Les prostituées de Tsaralalàna cherchent tous les moyens d’éviter leur expulsion des lieux en cherchant une rencontre avec Ny Hasina Andriamanjato dans les plus brefs délais.

Décidément, les prostituées de Tsaralalàna ne se laissent pas faire. En effet, après la publication des affiches placardées un peu partout évoquant le code pénal qui interdit le racolage et le tapinage à Tsaralalàna et ses environs, elles et ils – car les prostitués masculins sont également pris en compte – ont effectué une assemblée générale hier, dans un endroit du centre-ville, dont le but était de délibérer sur leur propre sort. Ainsi, il a été décidé qu’ils entameront une rencontre avec le nouveau PDS de la ville d’Antananarivo, Ny Hasina Andriamanjato, très prochainement. «Nous n’allons pas croiser les bras face à ce qui nous arrive. Donc, en y ayant profondément réfléchi, nous croyons qu’il sera mieux pour nous d’avoir une rencontre avec le PDS afin de lui expliquer directement notre situation. Et de lui dire que nous ne faisons que notre métier. Et là-dessus, nous insistons que nous n’aurons pas besoin d’intermédiaires », affirme leur porte-parole qui a préféré rester sous couvert de l’anonymat. Ainsi, la date de la rencontre n’a pas encore été précisée étant donné que le PDS ne sera sûrement pas encore au courant de cette décision qu’après la publication de cet article.

Atteinte à la liberté. Depuis la publication de ces affiches, ces prostituées sont toujours en cavale devant les patrouilles policières, étant donné que ces derniers les prennent toujours en chasse. Face à tout ceci, ces derniers n’ont pas cessé de se manifester un peu partout pour avoir gain de cause. Ainsi de dénoncer : « En prenant une telle décision, les dirigeants n’ont fait que porter atteinte à notre propre liberté vu que ce sont nos corps qui sont à vendre, mais non pas les leurs. D’ailleurs, qui vont s’occuper de nos enfants si nous abandonnons notre métier, car la grande majorité d’entre nous ce sont des femmes abandonnées par leur mari». En attendant, la chasse continue et désormais Analakely ne sera plus le lieu des vendredis magnifiques après les interventions musclées des forces de l’ordre le week-end dernier. A titre de rappel, cette intervention a donné l’occasion à plusieurs arrestations de civils considérés comme étant des menaces contre l’ordre public.

Arnaud R.

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