Approche genre : Vers une intensification de la participation féminine dans la sphère publique



Jacaranda
Les femmes malgaches participent de plus en plus aux activités économiques, sociales et même politiques.
Les femmes malgaches participent de plus en plus aux activités économiques, sociales et même politiques.

L’objectif d’atteindre une parité 50/50 dans l’approche genre, d’ici 2015, sera difficile à à réaliser. Mais depuis les dernières élections, une évolution positive a amélioré la situation dans la Grande Ile.

Les femmes s’imposent de plus en plus dans la sphère publique. Il faut croire que les démarches pour la promotion de la participation féminine dans la sphère publique ont porté leurs fruits. Auparavant, le taux de représentation féminine au sein de la Chambre basse n’avait jamais dépassé les 10 % à Madagascar. Mais lors des élections législatives du 20 décembre 2013, 30 députés sur un effectif de 147 élus sont des femmes. Il s’agit d’une avancée inédite car si on revient à l’histoire, le taux était très faible, il y a dix ans de cela. Même en 2007, l’indice de participation féminine était de 0,398, plaçant Madagascar au 97e rang mondial. Le pourcentage des sièges parlementaires détenus par les femmes était à l’époque de l’ordre de 9 %, contre 13 % pour les postes ministériels. Au cours de la dernière période de Transition, les chiffres se sont déjà légèrement améliorés avec neuf postes ministériels occupés par des femmes pour 35 disponibles, soit un taux de participation féminine de 25,7 %. De même pour le Congrès de la Transition avec un taux de 17,5 %.
Machisme. Lors des élections de 2013, une intense campagne de promotion de l’approche genre a été entreprise par l’EISA (Electoral Institute for Sustainable Democracy in Africa), avec le CNFM (Conseil National des Femmes de Madagascar), pour améliorer la participation féminine et atteindre la parité 50/50 de l’approche genre en 2015. Certes, il est difficile d’atteindre cet objectif dans ce bref délai, mais il faut reconnaître que les avancées jusqu’ici sont considérables. Pour l’opinion, le machisme serait le principal obstacle à l’atteinte de cet objectif. Dans la Grande Ile, d’après les statistiques notées par le CNFM, 25 % des hommes sont analphabètes, contre un taux de 32 % pour les femmes. Par ailleurs, même pour un travail équivalent, les femmes reçoivent un salaire inférieur de 16 %, par rapport à celui des hommes. Les femmes sont donc désavantagées dès la base. Même les partis politiques malgaches restent des institutions très masculinisées, selon l’EISA et le CNFM. Néanmoins, avec l’évolution des choses, les associations et organismes qui oeuvrent pour la promotion de l’approche genre espèrent une nette amélioration, avec la constitution des membres du prochain Gouvernement.

Antsa R.

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