« Bajaj » à Mahajanga : Entre 70 et 100 clients par jour



Jacaranda
Les « bajaj » de Mahajanga, de couleur jaune, sont visibles partout dans la ville.
Les « bajaj » de Mahajanga, de couleur jaune, sont visibles partout dans la ville.

Les affaires sont plutôt bonnes pour les conducteurs de « bajaj » ou « tuk-tuk » à Mahajanga. Ces engins tricycles qui transportent des passagers dans la ville sont plutôt bien côtés auprès des majungais. En effet, les clients y trouvent leur compte puisque ce moyen de locomotion est plus rapide que le pousse-pousse et moins cher que le taxi. Il faut compter Ar 1 000 par personne pour une course, contre Ar 3 000 en taxi durant la journée. L’engin peut transporter jusqu’à trois passagers à la fois. D’après un conducteur de « bajaj », il enregistre jusqu’à 100 passagers par jour, lorsque les affaires marchent. C’est le cas en période de fête. En temps ordinaires, ils comptent jusqu’à 70 passagers par jour. Loué à son propriétaire, l’engin est confié au conducteur tous les matins et ce dernier verse Ar 40 000 au propriétaire en fin de journée. Sur la base de 70 passagers en une journée, le conducteur peut gagner un bénéfice net d’environ Ar 30 000 par jour. Largement plus qu’un travailleur moyen.

Concurrence. Les « bajaj » sont de sérieux concurrents, non seulement pour les pousse-pousse, mais également les taxis à Mahajanga. En effet, depuis leur présence dans la ville, les tireurs de pousse-pousse affirment avoir constaté une baisse conséquente de leurs recettes. Un peu moins pour les taxis qui, eux, ont l’avantage de pouvoir transporter jusqu’à quatre personnes. Mais comme il est interdit aux « bajaj » de travailler le soir, au-delà de 18h, les conducteurs estiment que « la concurrence est tout de même saine ». Il arrive quand même de croiser dans certains quartiers de la ville, quelques « bajaj », bien que plus rares, toujours en activité au-delà de l’heure fixée.

Hanitra R.

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