103e Conférence internationale du Travail : Madagascar présente à Genève

La délégation malgache conduite par le ministre de la Fonction Publique, du Travail et des Lois Sociales, Maharante Jean de Dieu (au centre).
La délégation malgache conduite par le ministre de la Fonction Publique, du Travail et des Lois Sociales, Maharante Jean de Dieu (au centre).

Du 28 mai au 12 juin, la 103e session de la conférence Internationale du Travail se tient à Genève, avec au centre des discussions, le travail décent et la mise en œuvre de politiques migratoires équitables pour mettre fin au travail forcé.

La migration de main d’œuvre, les politiques de l’emploi, le renforcement de la convention sur le travail forcé, sont autant de volets abordés dans le cadre de la 103e session de la Conférence Internationale du Travail qui se tient actuellement à Genève. Madagascar y est représentée par une délégation conduite par le ministre de la Fonction Publique, du Travail et des Lois Sociales, Maharante Jean de Dieu.

Face à une situation mondiale préoccupante en matière de travail et d’emploi, le directeur général de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), Guy Ryder, jette d’entrée de jeu, les bases de cette rencontre internationale en lançant un appel aux Etats membres sur la nécessité de mettre en avant le travail décent et surtout la mise en place de politiques migratoires équitables ainsi que des mesures sévères contre le travail forcé. Mention particulière a ainsi été faite sur la nécessité d’accéder à des emplois décents et à la protection sociale, conformément aux objectifs du millénaire des Nations Unies pour le développement (OMD), après 2015.

Révision du code maritime. Le ministre chargé du travail et des lois sociales à Madagascar, Maharante Jean de Dieu n’a pas manqué, à cette occasion, de souligner que la Grande île sort d’une longue période de crise sociopolitique, mais s’achemine actuellement vers l’instauration progressive d’un Etat de droit et le respect de l’ordre constitutionnel. La crise politico-sociale a certes, eu des impacts négatifs, fragilisant l’économie nationale, néanmoins, le pays s’efforce désormais de mettre en œuvre une politique visant à promouvoir le respect de la dignité humaine. Faut-il rappeler, que Madagascar a ratifié toutes les conventions fondamentales de l’OIT, dont la convention n°29 sur le travail forcé et ce, afin de garantir la promotion du travail décent dans le pays. « De concert avec la communauté internationale, Madagascar unit sa voix avec celle des autres nations et n’est pas en reste dans l’application effective de cette convention », a-t-il été souligné par la délégation malgache. A ce titre, Madagascar entame un plan de relance économique, basé sur le développement du travail décent dans tous les secteurs d’activité. C’est dans ce cadre que le ministre Maharante affirme sa détermination à chercher à mettre en œuvre des mesures qui garantissent de meilleures conditions de travail aux travailleurs maritimes, en procédant à la révision du code maritime. Ce projet de révision se trouve actuellement au niveau du gouvernement.

Hanitra R.

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