Gestion des produits chimiques : Vers la mise en œuvre du système d’étiquetage SGH

Etiquetage disparate, informations confuses ou en langues inconnues de la majorité des Malgaches, les étiquettes sur les emballages des produits chimiques sont parfois difficiles à déchiffrer par les utilisateurs et relèvent même d’un véritable casse-tête pour les non-initiés. Une situation qui expose à des dangers sur la santé et sur l’environnement.

Désormais, Madagascar dispose d’une politique nationale de gestion des produits chimiques bien ficelée qui n’attend plus que son adoption au niveau du gouvernement. Sa validation a eu lieu, hier, dans le cadre d’un atelier qu’abrite pendant deux jours l’OLEP (Organe de lutte contre l’événement de pollution marine par les hydrocarbures).

Cette politique consiste en la mise en œuvre de la Stratégie internationale de gestion des produits Chimiques ou SAICM (Strategic Approach to International Chemicals Management). Il s’agit alors de parvenir à une gestion écologiquement saine des produits chimiques le long de leur cycle de vie, afin que d’ici à 2020, les effets néfastes de ces produits sur la santé humaine et sur l’environnement soient réduits, et à terme, éliminés. Tous les acteurs concernés partent d’un principe de consensus pour permettre la mise en œuvre des mesures permettant cette gestion rationnelle des produits chimiques. Après son adoption par le gouvernement, cette politique nationale de gestion des produits chimiques constituera de cadrage national aux secteurs concernés.

SGH. L’atelier de validation comporte, par ailleurs, un second volet sur le système d’étiquetage des produits chimiques. Une analyse de situation, en quelque sorte, pour la mise en œuvre du système d’étiquetage basé sur le SGH (système global harmonisé de classification et d’étiquetage des produits chimiques) à Madagascar. En effet, l’étiquetage des produits chimiques utilisés dans le pays est encore extrêmement disparate et les usagers ne s’y retrouvent plus. « On trouve une multitude d’étiquettes de différentes langues et de différents formats, qu’il est difficile pour les utilisateurs et même les importateurs de comprendre les dangers que peuvent procurer les produits chimiques. Il est, par conséquent, difficile de prendre les mesures de précaution ou de traitement en cas d’accident », souligne Marthe Rahelimalala, point focal du projet SAICM. D’où la nécessité absolue d’appliquer un système basé sur le SGH, un système des Nations Unies qui facilite l’identification des produits chimiques dangereux et l’information des utilisateurs sur ces dangers. Et ce, en ayant recours à des symboles spécifiques ou de phrases standardisés sur les étiquettes des emballages, ainsi qu’à des fiches de données sécurité ou FDS. Madagascar, quelque peu à la traîne par rapport aux pays de la SADC, déjà en processus de mise en œuvre du SGH, devra être, dans 5 ans, au même diapason que ses voisins d’Afrique australe et au niveau international. La mise en œuvre du SGH se fera alors à travers des textes législatifs et des formations techniques, avant une application par les acteurs concernés, notamment le gouvernement, les industriels et la société civile, davantage chargée de la sensibilisation sur le SGH.

Hanitra R.

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