USAID/MIKOLO – santé communautaire : Lever les barrières à l’adoption des pratiques saines

Le programme de santé communautaire USAID/MIKOLO a mené une recherche formative sur les acquis et les obstacles à l’adoption de comportements sains. Les résultats ont été présentés, hier, à l’hôtel Ibis Ankorondrano.

En dépit des efforts déployés jusqu’ici pour parvenir à l’adoption, par les communautés, des pratiques saines en matière de santé, les résultats ne sont pas toujours à la hauteur des attentes. Des obstacles subsistent. Le projet USAID/MIKOLO est allé au fond du problème en menant une recherche formative pour les cerner les barrières et de les surpasser. Mini-ateliers et collectes de données auprès plus de 400 cibles, puis des travaux d’analyse, ont permis d’identifier un certain nombre de barrières à l’adoption des pratiques saines. Une étape essentielle pour permettre la mise en œuvre les stratégies de communication pour un changement de comportement. Ces pratiques saines et comportements favorables à la santé portent, par exemple, sur l’allaitement maternel immédiat, l’allaitement maternel exclusif du nourrisson pendant les six premiers mois, la recherche de soins auprès des agents communautaires, l’implication des hommes dans la santé familiale, l’utilisation de méthodes de contraception, l’accouchement avec un personnel qualifié, etc…

Obstacles. Les barrières sont de deux ordres : celles venant des individus eux-mêmes (méconnaissance ou absence d’intérêt pour ces pratiques, non-perception des risques auxquels on s’expose en ne les adoptant pas) et celles venant de facteurs externes (croyances, coutumes et tabous). Les travaux ont permis de dessiner les grandes lignes qui devraient guider la stratégie de communication pour le changement de comportement. « Après cette recherche, un atelier d’élaboration de la stratégie de communication sur le changement de comportement devrait s’ensuivre, avec la participation des partenaires, notamment le ministère de la Santé et les ONG, en vue d’une prochaine mise en œuvre », confirme le Dr Gaby Rakotondrabe, conseiller technique principal du projet USAID/MIKOLO. Rappelons que ce projet, dans son ensemble, est mis en œuvre pour 5 ans (2013-2018) et vise la réduction de la morbidité et de la mortalité maternelle et infantile dans six régions de Madagascar. Dans le cadre de la recherche formative, le projet est intervenu dans 5 d’entre elles, à savoir Atsimo Andrefana, Atsinanana, Haute Matsiatra, Ihorombe et Vatovavy Fitovinany.

Hanitra R.

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